Chose promise, chose due. Les autorités nigériennes ont notifié les Nations unies de leur décision de se retirer du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). « Alors que ce tribunal avait suscité de grands espoirs parmi les peuples attachés à la paix et à la justice, il a fait l’objet de détournements et d’instrumentalisations », stipule le courrier.Une demande dont a pris acte le Secrétariat général de l’ONU, précisant dans un courrier daté du 22 juin que ce retrait « prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après la date de réception de la notification », conformément au règlement.En septembre 2025, dans une volonté « d’affirmer pleinement leur souveraineté », les autorités nigériennes, maliennes et burkinabè avaient prévenu d'un possible retrait de la CPI, fustigeant une justice sélective et « instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme ».« La CPI s’est montrée incapable de prendre en charge et de juger des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de génocide et des crimes d’agression avérés », avaient dénoncé les États de l’AES dans un communiqué commun.Pour l’heure, selon des médias francophones, Bamako et Ouagadougou n’auraient pour l’instant pas suivi l'initiative de leur voisin. Avant le Niger, les Philippines et le Burundi se sont retirés de la CPI.