Transition énergétique : le Maroc confirme son attractivité auprès des investisseurs internationaux

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Le Maroc continue de renforcer sa position sur l’échiquier international de la transition énergétique. Selon le rapport « Tracking SDG7: The Energy Progress Report 2026 », publié par un ensemble d’institutions dont l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’IRENA, la Banque mondiale et l’OMS, le Royaume s’impose comme l’une des destinations les plus attractives pour les investissements dédiés aux énergies propres dans la région Afrique du Nord et Moyen-Orient. Le document souligne à la fois l’ampleur des financements reçus et les progrès structurels réalisés en matière d’accès à l’électricité.L’un des points saillants du rapport concerne justement l’électrification. Entre 2010 et 2024, le Maroc figure parmi les pays ayant contribué de manière significative à la réduction du déficit d’accès à l’électricité sur le continent africain. Cette évolution résulte d’une politique énergétique continue, fondée sur l’extension des réseaux, la modernisation des infrastructures et le renforcement des capacités de production. Au-delà de l’amélioration des conditions de vie, cet acquis constitue un levier économique majeur, en soutenant l’attractivité industrielle et en favorisant l’émergence de secteurs liés à la transition énergétique, tels que l’hydrogène vert ou les technologies de stockage.Objectif décarbonation Sur le plan financier, le rapport indique que les engagements publics internationaux en faveur des énergies propres dans la région ont atteint 3,7 milliards de dollars en 2024, en hausse par rapport à l’année précédente et au plus haut niveau depuis 2016. Les projets solaires représentent 51 % de ces financements, suivis de l’éolien avec 22 %, tandis que les initiatives multi-technologies comptent pour 26 %.Dans ce paysage régional, le Maroc se place parmi les principaux bénéficiaires, aux côtés de la Turquie, de l’Azerbaïdjan et de l’Égypte. Ces quatre pays concentrent près de 78 % des flux financiers alloués à la région. Les principaux bailleurs identifiés sont la Banque mondiale et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui ont atteint en 2024 des niveaux d’engagement record.Cette dynamique traduit la confiance des institutions internationales dans la trajectoire énergétique du Royaume chérifien. La stabilité de son cadre réglementaire, la cohérence de sa stratégie et la multiplication des projets structurants renforcent son statut de destination privilégiée pour les investissements liés à la décarbonation.