À l’occasion d’une visioconférence qui s’est tenue le 28 juin, le ministre algérien des Hydrocarbures Mohamed Arkab et son homologue nigérien du Pétrole Hamadou Tini ont passé en revue les perspectives de renforcement de leur partenariat bilatéral dans le secteur énergétique.Un nouveau souffle pour la coopération Sud-SudCette rencontre s’inscrit dans la dynamique initiée par la signature d’un mémorandum d’entente en mars 2026 lors de la Grande commission mixte algéro-nigérienne.Les discussions ont notamment porté sur l’avancement des travaux d’exploration et d’aménagement du bloc pétrolier de Kafra, situé dans le nord du Niger, près de la frontière algérienne.Via sa filiale SIPEX, Sonatrach opère aux côtés de la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP) sur ce périmètre de plus de 23 000 km². Des estimations font état d’un potentiel supérieur à 260 millions de barils. Le lancement de forages supplémentaires vise à confirmer ces ressources et à préparer une éventuelle production qui pourrait atteindre jusqu’à 90 000 barils par jour, un levier majeur pour le Niger. Les deux parties ont souligné l'importance d'associer les entreprises et les compagnies nigériennes aux projets énergétiques, dans le cadre de la promotion du contenu local et du soutien au développement économique au NigerPlus de détails sur: https://t.co/8DbSC9Ido6pic.twitter.com/eSC2D3RSqQ— AL24News Français (@AL24Francais) June 28, 2026Les deux parties ont également exploré l’élargissement des partenariats entre Sonatrach, SONIDEP et Naftal dans le transport, le stockage, la distribution et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en produits pétroliers.Des mémorandums signés en juin entre filiales de Sonatrach (Enageo, Enafor, Naftal) et SONIDEP prévoient déjà une joint-venture pour le forage, l’acquisition de données sismiques et la création d’unités de conditionnement de bitume.La formation, le transfert de technologies et le renforcement du contenu local occupent une place centrale. « Ces accords constituent une base solide pour le lancement de projets concrets », soulignait récemment le PDG de Sonatrach, selon des sources officielles.Ce rapprochement énergétique intervient après une période de tensions diplomatiques surmontée, dans un contexte où l’Algérie affirme son rôle de pivot régional. Il s’aligne avec d’autres initiatives comme le gazoduc transsaharien (TSGP) impliquant le Nigeria, et renforce l’intégration économique sahélienne tout en favorisant la stabilité frontalière et le développement des capacités nigériennes. Les deux ministres ont réaffirmé leur volonté de concrétiser rapidement ces projets au service de la croissance des deux pays.