Mélenchon veut sortir la France de l’Otan et prône une politique de non-alignement

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Lors d’un colloque sur la géopolitique organisé le 27 juin 2026 par l’Institut La Boétie, cercle de réflexion proche de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a détaillé sa vision de la politique étrangère. Le dirigeant de LFI souhaite que la France quitte l’Organisation du traité de l’Atlantique nord et adopte une stratégie de « non-alignement coopératif ».Cette ligne repose sur une prise de distance avec les alliances militaires occidentales. Jean-Luc Mélenchon affirme que la France ne doit plus appartenir à l’Otan ni participer à de nouvelles coalitions militaires, notamment celles développées dans la région Asie-Pacifique. Il précise toutefois ne pas être opposé au maintien d’accords de défense avec les autres pays de l’Union européenne.Le leader insoumis critique aussi ce qu’il appelle « la diplomatie des clubs fermés », en référence notamment au G7 et au G20. Il estime que « l’ouverture de la phase du déclin des États-Unis d’Amérique » doit permettre de favoriser une « ONU renouvelée », fondée sur un équilibre international moins dominé par Washington.Une ouverture vers la Chine et les puissances non occidentalesDans cette logique, la Chine occupe une place importante dans le projet défendu par Jean-Luc Mélenchon. Il considère que le « non-alignement coopératif » consiste à discuter avec tous les acteurs internationaux, y compris ceux avec lesquels les puissances occidentales entretiennent des rapports tendus.Le dirigeant de LFI refuse ainsi une logique de confrontation avec Pékin et défend une « politique de coopération renforcée » avec la Chine. Il estime que la montée en puissance économique chinoise ne s’est pas accompagnée de « pratiques impérialistes », et qu'en cela elle se distinguerait des États-Unis. Cette position traduit sa volonté de sortir d’une lecture strictement occidentale des rapports de force mondiaux.Moscou et la recherche d’un règlement durableCette logique de dialogue vaut aussi pour Moscou. Sur le conflit ukrainien, Jean-Luc Mélenchon propose d’engager des discussions avec la Russie dans le cadre d’un processus de règlement. Ces échanges devraient permettre d’obtenir des garanties mutuelles de sécurité, condition centrale pour sortir durablement de la confrontation.Il estime aussi qu’un accord de paix pourrait inclure des modifications de frontières, à condition qu’elles soient approuvées par les populations concernées. Le leader de La France insoumise considère par ailleurs que le conflit en Ukraine « a été en large partie créé par ceux-là mêmes qui aujourd’hui en déplorent les conséquences ».Cette proposition marque une rupture avec la politique étrangère actuellement défendue par les autorités françaises et la plupart des pays occidentaux. Une sortie de l’Otan modifierait profondément la place de la France dans les structures militaires de l’Alliance.À travers cette stratégie de « non-alignement coopératif », Jean-Luc Mélenchon défend donc une diplomatie plus autonome, moins alignée sur Washington, et fondée sur le dialogue avec plusieurs puissances, dont la Russie et la Chine.