Dès l’ouverture du 51e congrès de la CFDT, le 22 juin 2026 à Bordeaux, sa secrétaire générale Marylise Léon a clairement positionné l’organisation syndicale face à l’échéance présidentielle. Face aux quelque 1 620 délégués, elle a décrit les dix mois à venir comme « lourds » dans un pays fracturé où l’extrême droite « prospère ».Opposition viscérale à « l’extrême droite » et « purge politique »« Elle n’est pas un adversaire politique parmi d’autres, elle est le contraire de ce que nous sommes. Nous sommes nés pour l’émancipation. Elle vit de la stigmatisation », a martelé Marylise Léon sous les applaudissements. « Sur ce terrain, mes camarades, il n’y a pas de compromis possible ». Au 1er jour de son congrès la CFDT se tourne vers 2027 dans un contexte où l’extrême droite « prospère »Marylise Léon, la secrétaire générale CFDT a ouvert le 51ᵉ congrès de son organisation en fustigeant le RN et les forces politiques idéologiquement proches de ce parti.— POMAREL Marc #matric.5650 🇵🇸 🐢 🇫🇷 🔻⏚ (@MarcFanlac) June 22, 2026Cette ligne idéologique s’inscrit dans un contexte de montée du vote RN, y compris dans les rangs syndicaux. La CFDT, comme la CGT, entendent se dresser en barrage contre le parti de Marine Le Pen, refusant tout dialogue et menant des actions de formation pour « éveiller les consciences ». Des exclusions ou menaces d’exclusion d’adhérents figurant sur des listes RN, comme en Isère, illustrent cette tendance. Le RN dénonce de son côté une « purge politique », tandis que Fabien Guimbretière, secrétaire national appelle à « lutter contre l’extrême droite ». [Avant-première]Que retenir de cette première demi-journée du #congrèsCFDT ? @fabienguimbretiere.bsky.social, secrétaire national de la @cfdt.fr, répond aux questions de #SyndicalismeHebdo.(une itw à retrouver dans l'édition du 23 juin de #SH qui sortira à 8h)youtube.com/shorts/UWPEv...[image or embed]— Syndicalisme Hebdo (@syndicalismehebdo.fr) 22 juin 2026 à 19:35Au-delà du combat politique, le congrès vise à muscler l’organisation. Avec près de 642 000 adhérents, la CFDT reste le premier syndicat français mais évolue dans un paysage de faible syndicalisation en France (autour de 10 %) et alors que la mobilisation unitaire du début du mois de juin n’a pas été massive. La direction propose une hausse de la cotisation (de 0,75 % à 0,95 % du salaire) pour renforcer les syndicats de base et consolider l’autonomie financière, notamment face à un possible gouvernement RN qui pourrait remettre en cause les financements publics du dialogue social.La caisse nationale de solidarité pourrait aussi évoluer pour secourir des adhérents victimes de mesures d’un « pouvoir politique » hostile. Six débats enrichiront par ailleurs le cahier de doléances : abaissement du droit de vote à 16 ans, vote local pour les étrangers non-UE, branche Sécurité sociale pour le risque climatique ou encadrement des écarts salariaux (1 à 40). Marylise Léon, assurée d’être reconduite, prépare ainsi la CFDT à une bataille idéologique et organisationnelle décisive pour 2027.