Téhéran temporise sur le retour des inspecteurs de l’AIEA

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Les autorités iraniennes ont affirmé ne pas avoir pris d’engagement concernant leur programme nucléaire lors de récentes discussions en Suisse et assurent n’avoir rencontré aucun responsable de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), y compris son directeur général, Rafael Grossi.Cette mise au point intervient dans un contexte de fortes tensions entre Téhéran et l’agence onusienne. Depuis plusieurs mois, les autorités iraniennes accusent l’AIEA d’avoir adopté une attitude favorable à Israël. Durant les 12 jours de guerre qui ont opposé l’Iran à Israël et aux États-Unis en juin 2025, Téhéran avait d’ailleurs demandé le départ des inspecteurs de l’agence pour des raisons de sécurité.Des désaccords persistantsSelon les responsables iraniens, aucun retour des équipes de l’AIEA n’est actuellement envisagé en l’absence d’accord préalable. Toutefois, cette option n’est pas définitivement écartée. Toute décision en ce sens relèverait du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, chargé de définir le cadre juridique et sécuritaire d’éventuelles inspections futures.Au-delà de la question politique, les installations nucléaires iraniennes de Natanz, Fordow et Ispahan, visées par des frappes américaines, soulèvent désormais d’importants défis techniques et logistiques. L’ampleur des dégâts et les conditions d’accès aux sites restent encore incertaines.Malgré ces obstacles, Rafael Grossi se montre confiant quant à une reprise des inspections. « Que cela se produise après-demain, dans une semaine ou dans dix jours, c'est important, mais pas essentiel », a-t-il déclaré à Tokyo. « Cela va arriver. »Les déclarations des différentes parties révèlent toutefois des divergences persistantes. Le vice-président américain J.D. Vance affirme que l’Iran a accepté le retour des inspecteurs de l’AIEA. À l’inverse, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, assure qu’aucune rencontre avec Rafael Grossi n’a eu lieu et qu’aucun calendrier n’a été fixé pour de futures inspections.Ces désaccords illustrent les incertitudes qui entourent encore les discussions nucléaires entre Washington et Téhéran, alors que les deux capitales restent également en désaccord sur d’autres dossiers sensibles, notamment la question du détroit d’Ormuz et de la sécurité régionale.