Mark Rutte, lui-même ex-Premier ministre [des Pays-Bas] n’en est pas encore à la moitié de son mandat de secrétaire général de l’OTAN que Keir Starmer serait en lice pour lui succéder. Du moins, Starmer serait « intéressé par le poste de secrétaire général de l'OTAN », avance Tom Baldwin dans une tribune parue ce 28 juin dans l’hebdomadaire The Observer. Une phrase, ainsi lâchée au beau milieu d’un article-fleuve par cet ancien conseiller du Parti travailliste, sans davantage d’éléments à ce sujet.Un papier aux accents de plaidoyer, à l’égard de ces hommes politiques dont la vie ne saurait être ordinaire après leur passage au 10 Downing Street. Pour décrocher le job, à la tête du bloc militaire occidental piloté par Washington, Tom Baldwin estime néanmoins que Keir Starmer « aurait besoin d'un soutien gouvernemental constant ».« Ses partisans ont notamment insisté sur le fait que le sommet du G7, qui s'est tenu plus tôt ce mois-ci, a confirmé la haute estime que lui portent les autres dirigeants européens, tandis que sa relation avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky est si étroite qu'ils s'appellent parfois par inadvertance », peut-on encore lire.Une proximité avec l’homme politique ukrainien qui semble radicalement trancher avec la relation que Starmer entretient avec ses compatriotes, à qui il parait « déconnecté et distant » selon les mots employés par Baldwin en renvoyant à un autre de ses papiers-fleuves et basé sur un entretien avec le Premier ministre.Particulièrement impopulaire moins de deux ans après son accession au pouvoir, et acculé après les revers électoraux et les démissions au sein de son gouvernement, Keir Starmer a annoncé le 22 juin – les larmes aux yeux – sa démission de la direction du Parti travailliste et de facto du poste de Premier ministre.