À l'issue des négociations irano-américaines qui se sont tenues en Suisse, le vice-président des États-Unis et chef de la délégation américaine, J.D. Vance, s'est adressé à la presse en déclarant avec optimisme que des progrès significatifs avaient été réalisés lors des discussions. Au cours de la conférence de presse, il a assuré que les parties avaient posé « de très bonnes bases en vue d’un accord final réussi ».« Si l’accord final est une maison, alors nous en avons posé les fondations. Nous n’avons pas construit la maison, mais nous avons posé de solides bases pour parvenir à une issue favorable au peuple américain », a indiqué Vance, ajoutant que les négociations techniques entre l’Iran et les États-Unis reprendraient d’ici quelques jours ou quelques semaines.Selon le vice-président américain, Téhéran et Washington sont également parvenus à un accord sur le retour des inspecteurs de l’AIEA, qui pourraient arriver en Iran dès le 22 juin. Par ailleurs, les États-Unis envisagent la possibilité de débloquer les fonds iraniens, mais souhaitent auparavant s’assurer qu’ils ne serviront pas à financer le terrorisme.Téhéran tempère l'annonceLe point de vue de la partie iranienne dans ces négociations a été exposé par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, qui a notamment souligné que les parties avaient échangé leurs positions sur le programme nucléaire de Téhéran lors des discussions menées en Suisse. Il a toutefois affirmé que les négociations officielles sur cette question n’avaient pas encore commencé.Baghaï a également noté que le mécanisme proposé, fondé sur le principe « engagement contre engagement », garantirait que les deux parties respectent leurs engagements dans le cadre de tout accord futur. Il a toutefois précisé que le lancement des négociations sur l’accord définitif dépendait de la mise en œuvre de plusieurs points du mémorandum.La licence américaine pour le pétrole iranien sanctionné lancéeParallèlement à la fin des négociations en Suisse, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du ministère américain des Finances a accordé, jusqu’au 21 août, une dérogation au régime de sanctions pour les transactions relatives à la production, la vente, la livraison ou l’expédition de pétrole, de produits pétrochimiques ou de produits pétroliers d’origine iranienne, y compris les transactions impliquant des navires figurant sur les listes de sanctions américaines.Selon le document publié, les transactions portant sur la livraison des produits susmentionnés aux États-Unis sont également autorisées, et tout paiement dû à l’Iran, au gouvernement iranien ou à toute personne soumise à des sanctions, au titre de l’achat de pétrole, de produits pétrochimiques ou de produits pétroliers d’origine iranienne, peut être effectué en dollars américains.Le premier cycle de négociations irano-américaines en Suisse s'est achevé dans la nuit du 22 juin. À l'issue des discussions, les médiateurs qatariens et pakistanais ont publié une déclaration commune, selon laquelle Téhéran et Washington se sont mis d'accord sur une « feuille de route » visant à parvenir à un accord de paix définitif dans un délai de 60 jours. Au cours des négociations, les parties se sont également mises d’accord sur un mécanisme de cessation des hostilités au Liban et ont ouvert une ligne de communication afin d’assurer le passage en toute sécurité des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.