Lettonie : une femme condamnée à six ans de prison pour l’envoi de 43 euros en Russie

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En Lettonie, une femme a été condamnée le 7 octobre à six ans d’emprisonnement, a rapporté le portail d’information letton Delfi, citant l’agence de presse LETA. Une peine ferme assortie de trois ans de sursis.« Le tribunal a déduit de sa peine la durée de sa détention provisoire. Compte tenu de ces éléments, la peine restante s’élève à cinq ans, un mois et 25 jours d’emprisonnement », peut-on lire dans ce média, qui présente cette femme comme une « militante pro-russe ».Cette dernière, Polina Kamleva, est accusée d’avoir fait envoyer de l’argent au profit de l’armée russe, l’accusation se basant sur un échange WhatsApp remontant à décembre 2024. Dans celui-ci, d’après le récit de Delfi, une « connaissance russe » de Kamleva, qui serait en contact avec un « centre d’entraînement militaire », lui aurait demandé de l’« aider à collecter des fonds » en vue d’acquérir un système de guerre électronique.Une « chasse aux sorcières »En raison des sanctions occidentales, l’accusée se serait tournée vers une « connaissance » en Biélorussie, qui aurait alors ordonné un transfert de 157 roubles biélorusses — soit un peu moins de 43 euros — depuis son compte personnel, a également précisé Delfi, soulignant qu’en Lettonie, le « financement d’un conflit armé » est passible de dix ans de prison et de trois ans de sursis. Dans le cas présent, le parquet avait requis huit ans de détention.Le 5 décembre, citant déjà LETA, Delfi avait rapporté l’arrestation et le placement en détention provisoire, quelques jours plus tôt, de Polina Kamleva. Cette dernière était sous le coup d’une enquête pour « suspicion de financement d’un conflit armé se déroulant hors du territoire letton », avait précisé auprès de la même source le Service de sécurité de l’État (VDD), chargé du contre-espionnage dans cet État balte.S’indignant d’une « chasse aux sorcières » dans le pays, le dirigeant de l’Union russe de Lettonie (LKS) et membre du conseil municipal de Jelgava, Andrejs Pagors, cité par des médias lettons, avait précisé sur les réseaux sociaux que Polina Kamleva était membre de la LKS et originaire de Rezekne, une ville de l’est de la Lettonie.