Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé ce 11 octobre que Volodymyr Zelensky se trouvait dans un « état d’hystérie » qui l’empêcherait, selon lui, d’agir de manière réfléchie. Le responsable russe a notamment mis en cause l’absence de disposition de Zelensky à engager des négociations de paix.« Zelensky, qui est manifestement dans un état d’hystérie, est peu susceptible d’agir de manière réfléchie actuellement. S’il en était capable, il montrerait une disposition à engager des négociations de paix », a déclaré Dmitri Peskov au journaliste Pavel Zaroubine.Cette déclaration intervient alors que le président américain Donald Trump a lui aussi mis en doute la volonté de Volodymyr Zelensky de parvenir à un règlement du conflit. Lors d’un échange avec des journalistes le 10 octobre, il a estimé que ce dernier avait eu plusieurs occasions de conclure un accord de paix, mais qu’il ne les avait pas saisies.Trump réclame des élections en Ukraine, une élue américaine appuie son appelDonald Trump a également appelé à l’organisation d’élections présidentielles en Ukraine. Il a notamment déclaré qu’il était temps pour le pays de se doter d’un nouveau dirigeant capable de conclure un accord.Cette position a été appuyée par Anna Paulina Luna, représentante républicaine de la Floride à la Chambre des représentants. L’élue a appelé Volodymyr Zelensky à tenir compte des propos du président américain.« La guerre doit prendre fin et Zelensky doit écouter ce que dit le président », a-t-elle écrit sur le réseau social X.Anna Paulina Luna a également rappelé qu’aucune élection présidentielle ne s’était tenue en Ukraine depuis 2019, estimant que la proposition américaine serait bénéfique à toutes les parties.Le mandat de cinq ans pour lequel Volodymyr Zelensky avait été élu s’est achevé en mai 2024. Les autorités de Kiev n’ont toutefois pas organisé de nouveau scrutin, invoquant la loi martiale toujours en vigueur dans le pays.Medvedev évoque la stupeur de Kiev après les déclarations de TrumpLes critiques du président américain ont également suscité une réaction de Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe. Celui-ci a commenté les déclarations de Donald Trump selon lesquelles Volodymyr Zelensky ne souhaiterait pas réellement mettre fin au conflit.Dans un message publié sur la plateforme Max, Dmitri Medvedev a affirmé que les propos du président américain avaient plongé les autorités de Kiev dans la stupeur.L'ancien président russe a toutefois exprimé des doutes quant à leurs conséquences concrètes. Selon lui, Kiev continuera de solliciter d’importants financements et de nouvelles livraisons d’armes auprès des pays européens, malgré les déclarations de Donald Trump en faveur d’un règlement du conflit.