Fitch pourrait dégrader la note de la France si la dette continue de grimper

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Dans un communiqué publié le 12 octobre, l’une des trois grandes agences de notation a souligné les risques pesant sur les finances publiques françaises. La perspective reste pour l’instant stable, mais Fitch prévient clairement : l’absence de progrès substantiels dans la réduction du déficit pourrait entraîner une révision de la perspective à « Négative », puis une baisse de la notation en cas de nouvelle envolée de la dette. Au début de l’année 2026, l’agence de notation Moody’s affirmait déjà douter « du redressement promis par le gouvernement français ».Un budget 2027 jugé insuffisant face à la trajectoire de la detteLe projet de loi de finances présenté par le gouvernement « met en évidence la difficulté croissante à réduire le déficit budgétaire et à stabiliser la dette publique dans un contexte de faible croissance, de hausse des charges d’intérêts et de fragmentation politique persistante », estime Fitch. L’agence reconnaît le caractère ambitieux du texte, mais juge qu’un ajustement nettement plus important serait nécessaire pour stabiliser le ratio d’endettement.Sur le réseau social X, le compte spécialisé dans l’investissement de David Renan met en garde : « Sans redressement budgétaire, la France risque de perdre sa note actuelle… » 🇫🇷 ALERTE FITCH : LA NOTE DE LA FRANCE MENACÉE !⚠️ Fitch met en garde contre une possible dégradation de la note A+ de la France : dette en hausse, croissance faible et instabilité politique fragilisent les finances publiques.👉 Sans redressement budgétaire, la France risque de perdre sa note actuelle …— David Renan (@DavidRenanTrade) October 12, 2026Le déficit est désormais prévu à 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, au-delà de l’objectif initial de 5 %. Sans mesures supplémentaires, il pourrait atteindre 6,4 % en 2027.Fitch calcule qu’un effort cumulé d’environ 3,5 % du PIB serait requis pour stabiliser la dette, contre 3 % estimés en août. La charge d’intérêts, qui ne représentait que 0,3 % du PIB l’an dernier, devrait grimper à 0,8 % entre 2026 et 2028.À cela s’ajoute un contexte social tendu qui « rend difficile l’assainissement budgétaire » et crée des pressions pour davantage de dépenses.Sur France Inter, le président du directoire d’Euronext Stéphane Boujnah estime que le pays n’est pas encore en crise financière, « mais ce n’est plus impossible [qu’on y arrive] ». La responsable du bureau parisien du journal britannique The Economist Sophie Pedder alerte sur le fait que l’on traite la dette de manière « un peu abstraite » en France alors qu’il s’agit de l’argent des Français. “La France n’est pas encore en crise financière, mais ce n’est plus impossible [qu’on y arrive]”Stéphane Boujnah, président du directoire d'Euronext depuis 2015 et Sophie Pedder, cheffe du bureau parisien du journal britannique The Economist, sont les invités de Florence Paracuellos et @Ben_Duhamel ➡️ https://t.co/fLtdA7fJm4— France Inter (@franceinter) October 13, 2026Cet avertissement survient juste avant l’ouverture des débats sur le budget 2027 à l’Assemblée nationale, alors que les oppositions ont déjà proposé d’aggraver le déficit de huit milliards en commission. Une dégradation rendrait plus coûteux le financement de l’État, les investisseurs exigeant des taux plus élevés sur les obligations françaises.