Le représentant permanent de la Russie auprès de l'ONU, Vassili Nebenzia, commentant les déclarations faites lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU concernant l'attaque perpétrée par l'armée ukrainienne contre un collège à Starobelsk, dans la République populaire de Lougansk, a souligné le cynisme « hors normes » des membres européens du Conseil. Il a déclaré qu’il était « gêné et honteux » de certains de ses collègues, soulignant qu’« aucun d’entre eux ne s’est même donné la peine de mentionner les enfants tués ».« Il ne s’agit même pas d’hypocrisie ou de doubles standards, mais d’un dédain flagrant envers les victimes juvéniles », a indiqué Nebenzia. « Comment en sommes-nous arrivés au point où les représentants des pays européens ne considèrent pas les enfants et les jeunes étudiants de Starobelsk, les habitants du Donbass et de la Russie comme des êtres humains à part entière ? Cependant, ce ne sont pas ces derniers qui sont privés de leur humanité, mais bien vous qui êtes assis dans cette pièce », a-t-il ajouté.Une attaque contre des enfants endormis est un crime de guerrePar ailleurs, Vassili Nebenzia a souligné que l’attaque contre des enfants endormis « nouvelle preuve de la nature lâche, terroriste et inhumaine des autorités de Kiev qui, en échec sur le champ de bataille, frappent dans leur agonie ce qu’il y a de plus sacré, avec la complaisance de l’Occident et dans le silence qui entoure ces crimes ». Selon lui, il est impossible de négocier avec les autorités ukrainiennes actuelles dans le contexte de telles attaques.« Il s’agit d’une frappe délibérée contre une infrastructure civile où des enfants étudient et vivent, menée de nuit alors que le dortoir était plein, manifestement dans le but de provoquer le plus grand nombre possible de victimes », a ajouté le diplomate russe, constatant : « Selon le droit international humanitaire, il s’agit d’un crime de guerre. »L'armée ukrainienne a attaqué le collège en République populaire de Lougansk dans la nuit du 21 au 22 mai. Plusieurs bâtiments ont été pris pour cible par des drones, dont une résidence universitaire dans laquelle se trouvaient, selon la Commission d’enquête russe, 86 étudiants et employés au moment de l’attaque. Le Kremlin a qualifié l’attaque contre le collège de crime monstrueux. Selon les dernières informations, dix personnes ont trouvé la mort et 38 autres ont été blessées lors des frappes.