Les sauveteurs et les équipes des services d'urgence poursuivent leur travail sur les lieux de l'horrible attaque terroriste perpétrée par le régime de Kiev contre l'institut pédagogique d'État de Lougansk. Bien que plusieurs survivants aient déjà été extraits des décombres, des personnes sont encore ensevelies sous les ruines.Les proches des victimes affluent sur les lieux de la tragédie, où ils sont pris en charge par des psychologues du ministère russe des Situations d'urgence. Les bâtiments visés lors du raid nocturne ne sont plus que des amas de ruines, au milieu desquels gisent des fournitures scolaires projetées par les explosions et mêlées aux gravats. Le correspondant de RT, Mourad Gazdiïev, a diffusé des images de cette scène effroyable. Selon lui, plusieurs victimes suivaient une formation d’enseignant pour le primaire et la maternelle. Des proches, arrivés sur les lieux de l’attentat, ont également évoqué auprès de RT la présence d’autres victimes sous les décombres. Un jeune homme a notamment indiqué qu’Oksana, une étudiante de 22 ans suivant une formation d’enseignante, figurait parmi les disparus. Selon son témoignage, la jeune femme avait tenté de fuir dans la rue après le début de l’attaque. Sa sœur l’avait vue pour la dernière fois à proximité de la résidence universitaire, alors que les drones commençaient à frapper le secteur.Selon l’amie d’une autre étudiante portée disparue, les jeunes ont fui la résidence universitaire « comme ils le pouvaient », souvent pieds nus. Elle explique avoir tenté de joindre son amie après les frappes, sans obtenir de réponse. Le compagnon de l’étudiante disparue, également en deuxième année dans l’établissement, a été hospitalisé dans un état grave.« Il n’y avait que des adolescents et des civils pacifiques »Diana, une survivante extraite des décombres par les secours, a décrit la panique à l’intérieur du bâtiment pendant l’attaque. Elle raconte avoir tenté de fuir sa chambre avec ses voisines après les premières explosions, avant qu’une dalle ne s’effondre sur elle et ne lui écrase les jambes. La jeune femme affirme avoir perdu connaissance après avoir appelé à l’aide. Elle dit n’avoir repris pleinement ses esprits que plusieurs heures plus tard, lorsque les secouristes ont commencé à lui rincer les yeux pour retirer la poussière. Olga, une habitante vivant près de la résidence universitaire, a également raconté les premières minutes suivant l’attaque : « C’était comme si le bâtiment s’était cassé en deux. Des enfants criaient par les fenêtres : “À l’aide !” Nous avons appelé les secours. On nous a dit qu’une équipe était déjà en route. »« Il n’y avait là que des adolescents et des civils pacifiques », a-t-elle ajouté.Kiev et ses commanditaires assument l'entière responsabilité de l'escalade des hostilités, prévient la diplomatie russeLe ministère russe des Affaires étrangères a fermement condamné cet acte terroriste barbare commis par Kiev, affirmant que tous les coupables seraient identifiés et subiraient inévitablement une punition sévère. « La frappe perpétrée ne pouvait être fortuite. Il s’agissait d’une attaque ciblée contre la population civile, dans l’esprit des nazis allemands. Aucune des personnes présentes dans le bâtiment ne participait ni ne pouvait participer aux hostilités, et il n’y a aucune installation militaire à proximité du collège », a souligné le communiqué.La diplomatie russe a dénoncé l’implication des partenaires occidentaux de l’Ukraine. Selon elle, de telles frappes à l’aide d’armes à longue portée, fournies au régime de Kiev par les pays de l’OTAN, y compris des drones, sont menées avec l’assistance technique de spécialistes étrangers issus de pays connus de l’Alliance.Le ministère a exprimé ses plus sincères condoléances aux familles des victimes et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés, tout en avertissant que, en commettant un tel crime, le régime de Kiev et ses commanditaires assument l'entière responsabilité de l'escalade des hostilités et de la mise à mal des efforts politico-diplomatiques visant à régler le conflit.L'attaque contre les bâtiments du collège a eu lieu dans la nuit du 21 au 22 mai. Selon les dernières informations, six personnes ont trouvé la mort, 39 ont été blessées et 15 sont portées disparues. Le président Vladimir Poutine a souligné le caractère délibéré et ciblé de cette attaque, et a chargé le ministère de la Défense de préparer des options de riposte aux actions de l'armée ukrainienne, estimant qu’il ne fallait pas se limiter à de simples déclarations après une telle attaque.