La Banque de France ajuste ses anticipations économiques à la lumière des derniers chiffres de l’Insee. Son gouverneur, François Villeroy de Galhau, a confirmé ce 1er juin que les nouvelles prévisions, attendues mi-juin, seront inférieures à celles publiées en mars. Il y a quelques jours déjà, le patron de la Banque de France tirait la sonnette d’alarme sur l’état des finances publiques.« Il y aura plusieurs scénarios, mais les prévisions de croissance pour 2026 seront, compte tenu de cette mauvaise surprise du premier trimestre, révisées à la baisse par rapport à celles que nous avions publiées en mars », a déclaré François Villeroy de Galhau sur Radio Classique.La prévision initiale s’établissait à 0,9 %. Le gouverneur a toutefois tenu à nuancer : ces estimations « resteront positives dans la plupart des scénarios ». Il refuse pour l’heure de parler de récession, définie par deux trimestres consécutifs de recul du PIB, tout en soulignant les nombreuses incertitudes persistantes. 🚨🇫🇷📉 FLASH | La Banque de France va réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, initialement attendue à 0,9%. François Villeroy de Galhau écarte toutefois « à ce stade » le scénario d’une récession. pic.twitter.com/lkur5cxS9s— Novia News (@NoviaNewsGroup) June 1, 2026« Quand on regarde dans le détail, c’est un ralentissement non seulement des exportations, qui est spectaculaire, mais aussi de ce qu’on appelle la demande intérieure », a-t-il détaillé, citant la consommation des ménages, l’investissement des ménages et celui des entreprises. 🇫🇷Villeroy de Galhau indique que les prévisions de croissance 2026 de la Banque de France seront révisées en baisse compte tenu de la mauvaise surprise du premier trimestre.Ajoutant toutefois qu'elles resteront positives dans la plupart des scénarios.— Alexandre Baradez (@ABaradez) June 1, 2026Cette révision s’inscrit dans une série d’ajustements. En mai, le FMI avait déjà abaissé sa prévision pour 2026 de 0,9 % à 0,7 %. Le gouvernement avait quant à lui légèrement revu à la baisse sa propre estimation à la mi-avril, sans prévoir de nouvelle correction avant la publication des prochains chiffres de l’Insee.L’inflation, qui a atteint 2,4 % sur un an en mai, accentue les difficultés en rognant le pouvoir d’achat des ménages, dont la consommation s’est repliée en avril. Le conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur les prix de l’énergie restent des facteurs majeurs d’incertitude identifiés par le gouverneur, qui quittera ses fonctions d’ici à la fin du mois.Face à cette conjoncture, l’exécutif reste vigilant. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a reconnu que ce n’était « pas une bonne nouvelle », tout en refusant tout alarmisme. La Banque de France publiera donc à la mi-juin plusieurs scénarios actualisés, dans un climat économique fragilisé par le recul du PIB, un environnement international dégradé et le chômage en augmentation.