Il a transformé un vieil iPhone 8 en serveur OCR alimenté au soleil

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Un iPhone 8 qui dormait dans un tiroir. Hemant Kumar, ingénieur logiciel basé au Canada, l'a ressorti, branché sur un panneau solaire et transformé en serveur de reconnaissance de texte qui tourne sans la moindre interruption depuis maintenant plus d'un an, sans box, sans prise murale, juste le soleil.L'OCR, c'est la reconnaissance optique de caractères. La techno qui lit une photo et en ressort le texte, brut, copiable. Tout passe par Apple Vision (pas le casque), cette brique d'analyse d'images qu'Apple intègre gratuitement à chaque iPhone et chaque Mac depuis des années et qui exécute ses calculs en local, directement sur le téléphone, sans jamais expédier la moindre image vers un quelconque serveur dans le cloud.L'appli qui pilote l'ensemble est minuscule. Un programme écrit avec les outils maison d'Apple, réglé sur le mode de reconnaissance le plus précis, correction linguistique activée, et conçu pour ne faire que ça.Les compteurs, eux, sont énormes. 83 418 requêtes traitées. 48 Go d'images avalées. Et des pointes à plus de 1 000 demandes dans une seule journée quand le projet qui l'alimente tourne à plein régime.Côté alimentation, l'iPhone est raccordé à une station portable EcoFlow River 2 Pro de 768 Wh, rechargée par un panneau solaire de 220 W posé dehors, et un petit mini PC fait l'aiguilleur en récupérant les requêtes d'un autre projet de Hemant pour les transmettre au téléphone via Tailscale, ce réseau privé qui relie vos appareils entre eux comme s'ils partageaient le même wifi.Le plus dur n'a pas été le serveur. C'était d'empêcher iOS de mettre l'iPhone en veille et de tuer le programme au bout de quelques minutes, ce que le système fait par défaut pour préserver la batterie.Et la batterie, justement. Plus d'un an de fonctionnement non-stop, et elle tient encore 76% de sa capacité d'origine, ce qui n'a rien d'évident pour une cellule de 2017.L'économie, elle, est dérisoire. Environ 10 dollars par mois face à un serveur classique, soit deux à trois ans pour rentabiliser le panneau. Personne ne se lance là-dedans pour le portefeuille.Le sens du projet est ailleurs. Un appareil promis au tiroir, voire à la benne, se retrouve à abattre un boulot bien réel, en silence et au soleil, là où la plupart d'entre nous auraient simplement sorti la carte bleue pour un service d'OCR hébergé dans le cloud.Bref, un iPhone 8 qui bosse très bien à la retraite.Source :Terminal Bytes