VideoLAN prépare déjà dav2d, le décodeur libre du futur codec vidéo AV2

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Jean-Baptiste Kempf, le fondateur de VideoLAN, la communauté derrière le lecteur VLC, vient de lever le voile sur dav2d, un décodeur logiciel taillé pour AV2, le prochain grand codec vidéo libre.Sa devise tient en une phrase qu'il assume complètement : un codec n'existe vraiment que le jour où tout le monde est capable de le décoder.Pour bien comprendre, un codec, c'est la recette qui compresse une vidéo pour qu'elle pèse moins lourd à stocker et à transmettre, puis qui la reconstitue à la lecture.AV2 est le successeur d'AV1, ce codec libre et sans redevances poussé par l'Alliance for Open Media face aux formats payants comme le HEVC, et il promet environ 25 % de compression en plus qu'AV1, parfois davantage selon les premières évaluations.dav2d prolonge donc le travail entamé avec dav1d, le décodeur AV1 maison de VideoLAN qui est devenu, au fil des ans, le décodeur AV1 logiciel le plus déployé de la planète, présent aussi bien dans VLC et FFmpeg que dans Firefox, Chrome, Safari ou Android.Le projet est ouvert, sous licence BSD comme son grand frère, et se développe publiquement sur le GitLab de VideoLAN depuis quelques semaines déjà.Côté technique, dav2d gère déjà le 8 et le 10 bits, couvre l'intégralité des fonctions du décodeur de référence AVM v15, et embarque des optimisations écrites à la main en assembleur pour les processeurs Intel et AMD comme pour les puces ARM, avec du RISC-V en chantier et un outil de vérification intégré dès le premier jour.Le vrai défi est là : décoder de l'AV2 est environ cinq fois plus lourd que décoder de l'AV1, ce qui rend un décodeur rapide et soigneusement optimisé absolument vital si on veut lire ces vidéos sans faire chauffer la machine.La spécification d'AV2 vient tout juste d'être publiée par l'Alliance for Open Media, qui avait déjà mis la main à la poche pour financer une partie de dav1d à ses débuts.Bref, le codec vidéo de demain a déjà son décodeur libre en route. Et quand VideoLAN s'y colle, on sait que ça finira tôt ou tard dans la moitié de nos appareils.Source :Jean-Baptiste Kempf