Alors que Benjamin Netanyahou tente de conserver le pouvoir, son principal rival Gadi Eisenkot cherche déjà à rassurer Washington. Mercredi 4 novembre, au lendemain de la défaite républicaine aux élections américaines de mi-mandat, le chef du parti Yashar a adressé un message en anglais et en hébreu aux partenaires internationaux d’Israël, promettant de renforcer l’alliance stratégique avec les États-Unis. « Je me réjouis de travailler étroitement et de manière constructive avec le président Trump et son administration », a déclaré l’ancien chef d’état-major, saluant l’engagement américain envers la sécurité israélienne. Eisenkot entend surtout restaurer le caractère bipartisan de la relation, historiquement soutenue par les républicains comme par les démocrates.Redorer l'image d'Israël ?Sa démarche survient dans un contexte particulièrement délicat. Après la défaite de son camp, Donald Trump a annoncé vouloir mettre fin à l’aide militaire annuelle de 3,8 milliards de dollars accordée à Israël. Son vice-président JD Vance a aussi estimé que les électeurs américains souhaitaient une évolution des relations avec l’État hébreu.Eisenkot en profite pour attaquer Netanyahou, auquel il reproche d’avoir fragilisé le partenariat avec Washington. Il s’est notamment indigné que les responsables israéliens aient appris par les médias la décision concernant l’aide militaire, dénonçant une gestion dangereuse des intérêts nationaux.Sur le plan intérieur, l’ancien militaire bénéficie désormais d’un rapport de force favorable. À l’issue des consultations présidentielles du 5 novembre, 67 députés ont recommandé sa candidature à Isaac Herzog, contre 46 pour Netanyahou. Le président israélien doit confier dimanche 8 novembre le mandat de former un gouvernement.Mais Eisenkot devra encore surmonter les divisions de l’opposition, en particulier sur le soutien des partis arabes.