RDC : lancement d’une réforme numérique pour renforcer la transparence judiciaire

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La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement lancé, le 5 novembre, un programme de modernisation de son système judiciaire, portant sur la numérisation des recettes de justice et l’interconnexion des juridictions, des parquets et des établissements pénitentiaires.La cérémonie, organisée au Palais de la Justice à Kinshasa, a été présidée par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, en présence du ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, de l’ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Douglas Darius Carpenter, et du représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Kamil Kayode Kamaluddeen.Portée par le gouvernement congolais avec l’appui technique du PNUD et le soutien financier de l’Union européenne, cette réforme s’inscrit dans le Programme conjoint d’appui à la réforme de la justice en RDC pour la période 2025-2029, précise un communiqué publié le 6 novembre par le PNUD.Numérisation : transparence et coordination judiciairesLe nouveau dispositif vise à remplacer progressivement les mécanismes manuels de perception des frais de justice par un système de paiement numérique sécurisé, traçable et vérifiable. Les autorités compétentes pourront ainsi disposer de données fiables sur les recettes perçues, les juridictions concernées et les transactions effectuées. Cette évolution devrait également réduire les risques de surfacturation, de perceptions irrégulières et de perte des justificatifs de paiement.Le second volet prévoit l’interconnexion des juridictions, des parquets et des établissements pénitentiaires grâce à une infrastructure numérique commune et sécurisée. L’objectif est de faciliter les échanges d’informations, d’améliorer la coordination entre les institutions et d’assurer une meilleure continuité des services.Pour Guillaume Ngefa Atondoko Andali, « la digitalisation des recettes judiciaires et l’interconnexion de nos institutions constituent une avancée décisive dans la construction d’une justice moderne, transparente et crédible ». Le ministre a souligné que cette réforme devait renforcer la redevabilité des institutions, sécuriser les ressources publiques et rapprocher la justice des citoyens. Il a également appelé à un suivi rigoureux pour garantir une amélioration concrète des services rendus aux justiciables.Le PNUD et l’Union européenne ont réaffirmé leur soutien à la modernisation de la justice congolaise. « La technologie doit être un levier d’efficacité, d’inclusion et de confiance », a déclaré le représentant résident du PNUD, Kamil Kayode Kamaluddeen. Il a souligné la nécessité de sécuriser les recettes publiques, de renforcer les capacités nationales et de former les utilisateurs afin de garantir la pérennité du dispositif.