France : encore des gaz lacrymogènes et des charges policières dans les rues

Wait 5 sec.

Pour la quatrième fois en autant de samedis, des Français sont descendus dans la rue le 7 novembre pour protester contre la vie chère. À Paris, le cortège reliant les places de la République et de la Nation avait été autorisé, tandis qu’un rassemblement distinct des « gilets jaunes », prévu place de la Concorde, avait été interdit par la préfecture de police.Paris : des rassemblements sous surveillanceDeux porte-parole des « gilets jaunes », Benjamin Ball et Azelma Sigaux, ont été interpellés près de la Concorde. La veille, David Libeskind, avocat du mouvement, avait dénoncé le parcours imposé par la préfecture : « On nous impose d’aller à une manifestation qui ne nous concerne pas », avait-il protesté. L'interdiction n'a pas empêché une centaine de personnes de rejoindre la Concorde. La police y était déployée.Du gaz lacrymogène a été utilisé place de la Nation, où la police a chargé des manifestants à la fin du cortège. Seize stations du métro parisien ont fermé. Dans la matinée, 847 contrôles avaient eu lieu dans les gares de la capitale et des environs. 🔴 Paris : TROP CHAUD À NATION ! Les flics foncent dans la foule, jets de grenades et lacrymo à balle. Des milliers de personnes piégées sur place, c'est l'explosion totale#ACTE4 #grevegenerale #7novembre #BREAKING_NEWS #Manifestation #Paris #nation https://t.co/EqQVzw1eUP— INFOS RÉVOLUTION (@Jujuukfj) November 7, 2026 Tensions place de la Nation à Paris, la police charge et fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à la fin de la manifestation du samedi 7 novembre.#7novembre https://t.co/IIKijxNvRa— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) November 7, 2026Gaz lacrymogènes et interpellations dans plusieurs villesÀ Lyon, une mobilisation non déclarée a rassemblé 300 à 400 personnes près de la Manufacture des tabacs. La police l'a dispersée au gaz lacrymogène. La préfecture du Rhône a recensé 11 interpellations. ⚠️ 🇫🇷 Lyon : forte répression policière contre les manifestants #7novembre https://t.co/rIOXwD2VCx— Press TV Français (@fr_presstv) November 7, 2026 A Lyon, des containers à ordures sont incendiés en marge de la mobilisation de ce samedi 7 novembre alors qu'aucune manifestation n'a été déclarée ce dans la ville. https://t.co/jJFIhmAiEB— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) November 7, 2026À Montpellier, des barricades ont été dressées. Les policiers ont chargé et utilisé du gaz lacrymogène. Des interpellations ont également eu lieu. Un camion lanceur d'eau était présent à Marseille. À Nantes, la préfecture a annoncé 25 interpellations. À Bordeaux, les autorités ont compté jusqu'à 9 100 manifestants. 🔴⚠️ URGENT - MARSEILLE Les forces de l'ordre font usage du canon à eau et de gaz lacrymogène contre les manifestants. #7novembre https://t.co/lUROBupHLC— confrontation française (@confrontfr) November 7, 2026 🔥 Montpellier : Place de la comédie c’est le feu 🔥 #Manifestation #montpellier #7novembre #7novembre #ManifestationsLyceennes #BREAKING_NEWS https://t.co/H139arfhCL— INFOS RÉVOLUTION (@Jujuukfj) November 7, 2026250 000 manifestants selon les organisateursLes comptages divergent nettement. Pour les organisations lycéennes et étudiantes réunies dans l'intersyndicale de la jeunesse, 250 000 personnes ont défilé en France le 7 novembre. Le ministère de l'Intérieur en recense 146 000. À Paris, les chiffres vont de 46 000 selon la préfecture à 75 000 selon les organisateurs.Le premier pointage du ministère, à 14h, faisait état de 18 interpellations et de plus de 15 600 contrôles préventifs. Pour la journée, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, avait déployé 70 000 policiers et gendarmes, avec des blindés et des engins lanceurs d'eau. Plusieurs centres-villes étaient soumis à des interdictions de manifester.« Aujourd’hui, c’est une date qui permet de maintenir la pression », a déclaré Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante.