Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a obtenu le soutien renouvelé de son parti, le Congrès national africain (ANC), dans le cadre du scandale baptisé « Farmgate » par les médias locaux.Réuni cette semaine à Johannesburg, le Comité exécutif national de l’ANC, principal organe décisionnel du parti, a examiné la manière de gérer cette affaire qui fragilise le chef de l’État depuis plusieurs années. À l’issue des discussions, le secrétaire général du parti, Fikile Mbalula, a affirmé que le comité réitérait son « soutien total et continu » à Cyril Ramaphosa.Selon Fikile Mbalula, aucune discussion sur un éventuel rappel du président à la tête du parti n’a eu lieu et une démission « n’est pas à l’ordre du jour ».Un demi-million de dollarsL’affaire « Farmgate » remonte à 2020, lorsque des voleurs ont dérobé environ 580 000 dollars en devises étrangères dissimulés dans un canapé du ranch privé de Cyril Ramaphosa. Le scandale a soulevé des interrogations sur l’origine des fonds, leur éventuelle déclaration aux autorités fiscales ainsi que sur les raisons pour lesquelles cette somme n’avait pas été déposée dans une banque.Le président sud-africain, au pouvoir depuis 2018, a toujours nié toute faute dans cette affaire. Mais la semaine dernière, la Cour constitutionnelle sud-africaine a relancé une procédure de destitution à son encontre, ravivant les appels de l’opposition à son départ.La prochaine étape prévoit la mise en place d’une commission parlementaire chargée d’examiner plus en profondeur les accusations visant le chef de l’État, conformément à la décision de la justice constitutionnelle.Pour aboutir, une éventuelle destitution nécessiterait une majorité des deux tiers au Parlement. Bien que l’ANC ait perdu sa majorité absolue lors des élections de 2024, le parti détient encore environ 40 % des sièges de l’Assemblée nationale, ce qui pourrait permettre à Cyril Ramaphosa de résister à une tentative d’éviction.