Le 15 mai, le Service de renseignement extérieur (SVR) de la Russie ont déclaré que le régime de Kiev avait l'intention de trouver de nouveaux moyens de nuire à la Russie, en intensifiant ses tentatives visant à déstabiliser la société russe. Le communiqué souligne que Kiev « ne se satisfait pas » d’un vaste réseau d’escrocs téléphoniques « qui, par la tromperie, le chantage et l’extorsion, volent aux citoyens russes jusqu'à leurs dernières économies et les poussent à enfreindre la loi ».« Aujourd’hui, le Service de sécurité d’Ukraine veut travailler à déstabiliser la situation dans notre pays », a indiqué le SVR. Pour ce faire, Kiev a lancé fin avril dernier une campagne visant à racheter des chaînes Telegram russes à caractère militaire et patriotique. « L’envoi d’offres d’achat de ce type de ressources s’effectue depuis de faux comptes spécialement créés et au nom de personnalités publiques influentes. Ces agissements, en réalité frauduleux, ont pour objectif de détourner le contenu informatif des plateformes acquises et de les utiliser ensuite pour diffuser de la désinformation et discréditer les dirigeants politiques et les forces armées russes », a affirmé le SVR.Le communiqué avertit que ces soi-disant « acheteurs » chercheraient ainsi à entraîner les propriétaires de ressources d'information dans des activités illégales portant atteinte aux intérêts nationaux de la Russie.Le 12 mai, dans une interview accordée au journaliste américain Tucker Carlson, l’ancienne porte-parole de Zelensky, Ioulia Mendel, a révélé que le chef du régime de Kiev aurait demandé une propagande « à la Goebbels », avec « mille têtes parlantes ». Selon elle, malgré les réticences initiales de l’équipe médiatique, Kiev a mis en place dès 2022 une importante machine de communication internationale chargée de défendre les positions ukrainiennes et de marginaliser les critiques.Commentant ces déclarations, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé que le régime de Kiev « n’avait rien apporté de bon » dans sa propagande, ajoutant que l’Ukraine devait « s’en occuper elle-même ».