Le 20 mai, un appel téléphonique qualifié de « difficile » a opposé le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, au sujet d’une nouvelle tentative de négociation avec l’Iran. Selon plusieurs sources, cet échange aurait révélé de profondes divergences stratégiques entre les deux dirigeants.Une source proche du dossier affirme que « Bibi était furieux après l’appel », illustrant la tension entre Washington et Tel Aviv. En toile de fond, un mémorandum de paix révisé, élaboré par le Qatar et le Pakistan avec l’aide d’autres médiateurs régionaux, tente de relancer un cadre de négociation entre les États-Unis et l’Iran.Démêler le vrai du fauxDonald Trump, qui hésite entre diplomatie et option militaire, a déclaré : « La seule question est de savoir si nous allons conclure les négociations ou s’ils vont signer un document. On verra bien ». Il a également ajouté que les deux pays étaient « à la limite » entre un accord et une reprise des hostilités.De son côté, Benjamin Netanyahou reste très sceptique et privilégie une ligne dure face à Téhéran. Les sources indiquent qu’il plaide pour reprendre la pression militaire afin d’affaiblir durablement les capacités iraniennes.L’Iran, pour sa part, affirme examiner une proposition actualisée. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les négociations doivent inclure la fin des actes de « piraterie » contre ses navires et le dégel de ses fonds, tout en insistant sur la poursuite de la discussion « sur la base de la proposition iranienne en 14 points ».Trump a aussi affirmé que Netanyahou « ferait tout ce qu'[il] lui demanderai[t] » concernant l’Iran, tout en maintenant qu’ils entretiennent de bonnes relations, malgré des désaccords récurrents sur le dossier iranien.En coulisses, les médiateurs régionaux, notamment le Qatar, le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Turquie et l’Égypte, cherchent à combler les écarts du projet d’accord. Une source américaine indique qu’une « lettre d’intention » pourrait être signée pour lancer 30 jours de négociations formelles sur le nucléaire iranien et l’ouverture du détroit d’Ormuz.Trump a enfin prévenu que la situation pourrait basculer rapidement : « la guerre pourrait reprendre très rapidement si nous ne trouvons pas la bonne solution », tout en se disant prêt à prolonger les discussions de quelques jours.