Cybercriminalité : First VPN démantelé, le «principal administrateur» interrogé en Ukraine

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Lors d’une opération internationale diligentée par les autorités judiciaires françaises et néerlandaises et menée avec l'appui d'Eurojust et d’Europol, le service First VPN a été démantelé, ont annoncé ce 21 mai divers services dont la police néerlandaise et la procureure de Paris Laure Beccuau.Cette dernière a souligné dans son communiqué, repris par la presse française, que l’enquête ouverte à l’encontre de ce VPN « largement utilisé par des cybercriminels pour dissimuler leur identité » l’avait été en décembre 2021 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris.Une procédure judiciaire lancée « devant le constat récurrent de l'utilisation de ce service VPN », a-t-elle précisé, afin de commettre « de nombreuses infractions au préjudice de victimes françaises ». Selon la même source, « trente-trois serveurs ont été saisis dans différents pays d’Europe ».Une tarification différente suivant le « degré de complexité des relais de connexions »Par ailleurs, a précisé la magistrate française, 83 dossiers de renseignements concernant 506 usagers ont pu être adressés aux pays partenaires et « le principal administrateur, localisé en Ukraine, y a été entendu à la demande du juge d'instruction français, en présence des enquêteurs de la brigade de lutte contre la cybercriminalité ».« Les renseignements recueillis ont permis d'identifier des milliers d'utilisateurs liés à l'écosystème de la cybercriminalité et ont généré des pistes opérationnelles concernant des attaques de rançongiciels, des systèmes de fraude et d'autres infractions graves dans le monde entier », a de son côté souligné Europol.Au-delà de promettre l’anonymat — à l’instar de ses concurrents —, Laure Beccuau a précisé que First VPN proposait des « offres tarifaires différentes selon le degré de complexité des relais de connexions ».