Les États-Unis en passe d’attaquer Cuba ? «Les analogies avec les événements de janvier au Venezuela sont frappantes», a alerté ce 21 mai le ministère russe des Affaires étrangères, dans un communiqué publié sur son site, renvoyant à l’attaque menée par les forces américaines contre Caracas et visant à enlever le président Nicolas Maduro et son épouse. Une opération militaire menée au cœur de la capitale vénézuélienne après un déploiement naval dans les Caraïbes.Ce 21 mai, la diplomatie russe a ainsi souligné le déploiement dans les Caraïbes du porte-avions USS Nimitz ainsi que l’annonce par le département de la Justice (DoJ) de l’inculpation du président cubain Raul Castro – aujourd'hui âgé de 94 ans – pour la destruction par la chasse cubaine de deux Cessna le 24 février 1996. Alors ministre de la Défense, le frère de Fidel Castro se voit ainsi inculpé pour complot visant à tuer des Américains, ainsi que pour la destruction des deux appareils et la mort de leurs quatre occupants, dont trois étaient des ressortissants américains.« Nous prévoyons que Raul Castro comparaîtra ici, de son plein gré ou par d'autres moyens », a déclaré le 20 mai Todd Blanche, procureur général des États-Unis par intérim.La diplomatie russe réitère son soutien aux Cubains« Trente ans après cet incident, on tente de l'instrumentaliser pour légitimer une pression sans précédent sur les dirigeants cubains, dans le but avoué de renverser le régime et d'établir un contrôle sur le pays», a fustigé le ministère russe, condamnant « fermement les nouvelles tentatives visant à mettre à genoux le peuple cubain qui, depuis près de 70 ans, défend héroïquement la souveraineté et l'indépendance » de son île.Espérant que « le pays se rassemblera encore plus fermement autour de son leader historique, Raul Castro », la diplomatie russe a réitéré son appel à un règlement des tensions entre La Havane et Washington « par la voie de négociations », le tout sur la base d’un « respect mutuel ». Elle a également « fermement » rejeté « les mesures restrictives unilatérales visant à "étrangler" économiquement l’Île de la Liberté ».Les menaces de Donald Trump à l’encontre de l’île castriste sont récurrentes. Au début du mois, lors d’un dîner en Floride, le locataire de la Maison Blanche avait « plaisanté » – selon son entourage – quant au fait que les États-Unis pourraient prendre « d’ici peu » le contrôle de Cuba, via l’envoi du porte-avions nucléaire Abraham Lincoln dès qu’il aura « terminé le travail » en Iran. Une sortie effectuée le jour même de l'annonce de nouvelles sanctions contre La Havane.