Le renseignement russe redoute une nouvelle escalade au Moyen-Orient

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« La fin du conflit n’est pas en vue. Une nouvelle escalade n’est hélas pas à exclure » : c’est ce qu’a déclaré, le 14 mai, le directeur du Service de renseignement extérieur (SVR) russe, Sergueï Narychkine, en commentant la crise au Moyen-Orient. Selon lui, le conflit qui se déroule dans le golfe Persique « ne saurait être qualifié autrement que d’agression non provoquée de la part d’Israël et des États-Unis contre l’État souverain qu’est l’Iran ».« Washington et Tel Aviv comptaient sur une victoire relativement facile, mais il n’en a rien été. Le peuple, l’État et les forces armées de l’Iran ont fait montre de courage et d’opiniâtreté. L’Iran possède encore un potentiel militaire considérable », a-t-il souligné.Les forces armées américaines et israéliennes ont commencé à lancer des attaques sur le territoire iranien le 28 février. En réponse, Téhéran a mené des frappes de représailles contre des installations militaires américaines dans la région ainsi que contre des cibles situées sur le territoire israélien, tout en bloquant le détroit d’Ormuz.Après plus d’un mois de frappes réciproques ininterrompues, Washington et Téhéran ont annoncé un cessez-le-feu le 8 avril. Initialement présenté comme temporaire, celui-ci a ensuite été prolongé à plusieurs reprises.Les parties ont mené des négociations à Islamabad le 11 avril, sans parvenir à un accord. Fin avril, l'Iran a proposé aux États-Unis une formule de négociations en trois étapes, comprenant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz. Puis, en mai, Téhéran a transmis aux médiateurs pakistanais de nouvelles propositions visant à régler le conflit avec les États-Unis. Malgré ces discussions, la situation dans la région demeure extrêmement tendue.