Le ministre israélien de la sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir, est au cœur d’une crise internationale après la diffusion d’images montrant des militants détenus lors de l'interception d’une flottille humanitaire à destination de Gaza. La vidéo, publiée par le ministre, a déclenché une vague d’indignation diplomatique et des accusations de mauvais traitements. ככה אנחנו מקבלים את תומכי הטרורWelcome to Israel 🇮🇱 pic.twitter.com/7Hf8cAg7fC— איתמר בן גביר (@itamarbengvir) May 20, 2026Les images montrent des dizaines de détenus agenouillés, mains liées, tandis que Ben-Gvir déclare « Bienvenue en Israël » et lance : « Le peuple d’Israël est vivant ! ». L’ambassadeur américain en Israël a qualifié le comportement de « méprisable », estimant qu’il « trahit la dignité du pays ». Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne ou l’Espagne, ont condamné fermement la scène.L'ire de la communauté internationaleSelon l’organisation Adalah, « de nombreuses violations des droits de la défense » et des violences physiques ont été commises. Trois militants ont été hospitalisés et plusieurs autres souffriraient de fractures des côtes et de difficultés respiratoires. L’organisation évoque aussi des « humiliations et sévices graves », notamment des cas de harcèlement et d’arrachage de hijab.La Première ministre italienne Giorgia Meloni a jugé ces images « inacceptables » et exigé la libération des citoyens italiens. La ministre britannique des Affaires étrangères Yvette Cooper s’est dite « profondément choquée ». Le président du Conseil européen a également exprimé sa consternation et demandé la libération immédiate des détenus.Face à la polémique, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a pris ses distances, affirmant que le traitement des militants « n’est pas conforme aux valeurs d’Israël » et ordonnant leur expulsion rapide. Mais Ben-Gvir a répondu en minimisant les critiques, affirmant qu’« Israël n’est plus une proie facile ».La flottille, partie de Turquie avec de l’aide humanitaire, regroupait plus de 400 militants de 40 pays. Interceptée en eaux internationales, elle a été transférée vers Israël. Plusieurs États contestent la légalité de ces arrestations et demandent des explications sur les violences signalées.Parallèlement, d’autres tensions émergent au sein du gouvernement israélien, alors que le ministre Bezalel Smotrich fait face à des accusations liées à des décisions controversées en Cisjordanie et à des enquêtes de la Cour pénale internationale.