La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a qualifié d’« extrêmement hypocrites » les tentatives incessantes de l’Union européenne et de l’OTAN d’accuser la Russie de supposées « actions malveillantes » dans le cyberespace et de la présenter comme la principale menace dans le domaine numérique.Selon elle, comme d'habitude, les pays européens n’ont présenté aucune preuve concrète à l’appui de leurs accusations. Elle a estimé que les demandes de preuves irréfutables se heurtaient à de simples références à une analyse prétendument « approfondie » de données que les autorités compétentes sont toutefois incapables de fournir.Zakharova a affirmé que la réalité était exactement inverse. « Depuis le début de l’année 2022, l’infrastructure d’information russe subit un nombre sans précédent de cyberattaques, émanant en premier lieu du régime de Volodymyr Zelensky. Nous savons parfaitement que l’Ukraine a été transformée par ses parrains occidentaux en tête de pont pour mener des cyberopérations offensives », a-t-elle déclaré.Selon la porte-parole de la diplomatie russe, le régime de Kiev prend pour cible des installations civiles, cherche à paralyser des services et des équipements électroniques et tente de s’emparer des données personnelles des citoyens russes afin de mener ultérieurement des opérations ciblées. « Tout un réseau de centres d’appels ukrainiens est également employé pour escroquer les citoyens russes et, soit dit en passant, européens », a-t-elle ajouté.La Russie se prononce, pour sa part, en faveur d’une « utilisation pacifique du cyberespace », conformément aux normes du droit international inscrites dans la Charte des Nations unies et aux résolutions de l’Assemblée générale sur la sécurité internationale de l’information, a poursuivi Maria Zakharova. Elle a également rappelé les propositions formulées à plusieurs reprises par Moscou aux pays occidentaux afin « d’entamer un dialogue professionnel sur les incidents préoccupants survenus dans le cyberespace ».Le 13 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé sur BFMTV « une vaste campagne cyber à des fins de sabotage et d’espionnage menée par la Russie dans une dizaine de pays européens ». Il a annoncé la convocation de l’ambassadeur russe en France et des sanctions contre neuf personnes et quatre entités accusées d'être liées au Service fédéral de sécurité (FSB) russe.La mission russe auprès de l’Union européenne a rejeté ces accusations de cyberactivité malveillante après l’adoption des nouvelles sanctions. Moscou a par ailleurs rappelé sa participation à l’élaboration de la convention des Nations unies contre la cybercriminalité, affirmant qu'elle contribue à la sécurité du cyberespace.