À huit mois des élections présidentielle et législatives, et à quelques jours des universités d'été de son parti, de LFI, du PCF ou encore du Parti socialiste, la secrétaire nationale des Écologistes a adressé un courrier à tous les partis classés à gauche de l’échiquier politique français. Un texte cosigné par les chefs du groupe parlementaire de son mouvement politique.Après l'échec de sa primaire unitaire avec les socialistes, Marine Tondelier entend « conjurer [la] chronique d'une défaite annoncée » pour la gauche. « Nous sommes prêts à rediscuter avec tout le monde à gauche, sans exclusive », affirme-t-elle, tendant donc la main aussi bien au PS qu'au PC et à LFI.Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est lancé au printemps est à présent, selon les sondages, le candidat de gauche le mieux placé pour espérer atteindre le second tour. Un leader insoumis qui, à en croire Marine Tondelier, ne serait « pas fan » d’elle « puisque j’ai entendu qu’il avait dit récemment que j’étais une méchante personne et que je portais une écologie venimeuse, et je pense que ça me ressemble bien », avait-elle déclaré en septembre 2025 lors d’une intervention aux Rencontres de la gauche où elle s’était fait huer par l’assistance.Décroissance, européisme et politique pro-migrants au menu« Nous leur faisons à chacun une proposition de rencontre bilatérale dans le but de discuter projet, stratégie et de dégager avec ceux qui le souhaitent un chemin de victoire », a-t-elle ajouté dans ce courrier relayé ce 16 août par l’AFP.Cet « espace politique commun » devra toutefois reposer « sur des bases solides », a prévenu la responsable des Verts. « La transition et la planification écologique, la sortie des énergies fossiles, la mise en place d'un État-providence climatique, la fin de la course à la croissance », ou encore « la construction d'une Europe fédérale qui ne transige jamais avec ses valeurs d'accueil, de solidarité et de démocratie », figurent parmi les conditions qu’elle pose ainsi.En attendant la réponse de ses « partenaires », Marine Tondelier continue de s'afficher comme candidate à l'Élysée. « La question est plutôt de savoir pourquoi je cesserais de l'être », a-t-elle déclaré, tout en assurant que son « bulletin de vote ne sera jamais celui qui fera gagner le Rassemblement national ».