Souveraineté militaire : inquiétude en France après la décision de Trump de renoncer aux catapultes électromagnétiques pour l’US Navy

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Nouveau coup dur en perspective pour le « France Libre » ? Le jouet nucléaire d’Emmanuel Macron, taillé pour le Scaf – qu’il avait lui-même poussé avec l’Allemagne –, aujourd’hui tombé à l’eau, pourrait être confronté à un autre problème : celui des catapultes.En effet, le futur navire amiral de la Marine nationale a été annoncé comme équipé de catapultes électromagnétiques (EMALS). Problème, le Wall Street Journal a rapporté le 13 août que Donald Trump avait signé le jour même un mémorandum afin de « revenir à l’utilisation des catapultes à vapeur », estimant celles-ci plus « robustes » et « éprouvées au combat ».Une décision qui ne manquera pas de créer une distinction entre l’US Navy et la marine chinoise, Pékin ayant récemment mis au point ses propres catapultes électromagnétiques. Cette annonce venue des États-Unis a provoqué des remous en France, où des médias l’ont visiblement perçu comme rétrograde, et où depuis des décennies on compte sur l’Oncle Sam pour s’équiper en catapultes.« Aucun risque technique ou industriel particulier », selon le ministère des ArméesUne dépendance que Paris avait d’ailleurs payée lors de la guerre d’Irak, lorsque l’administration Bush avait suspendu la coopération militaire avec la France, après l’opposition de Jacques Chirac à l’invasion du pays. Parmi les pièces qui ne furent plus livrées aux Français durant deux ans figuraient celles destinées à l’entretien des catapultes du porte-avions Charles de Gaulle, poussé au bord de l’immobilisation.« Aucun risque technique ou industriel particulier pour la fabrication des catapultes électromagnétiques destinées au France Libre, ou leur entretien dans les prochaines décennies », a pour sa part assuré le ministère français des Armées, dans une déclaration transmise le 15 août à l’Agence France-Presse, semblant compter sur le seul fait que trois porte-avions américains sont déjà équipés de catapultes électromagnétiques. « La chaîne de fabrication et d’entretien de ces catapultes est donc active », a ainsi argué le ministère.Au-delà des carences françaises en matière de souveraineté industrielle, l’usage des catapultes à vapeur états-uniennes dans la Marine nationale est également à l’occasion justifié par l’« interopérabilité » prônée au sein de l’OTAN. Celle-ci permet notamment aux chasseurs américains de pouvoir être catapultés et a apponter sur le porte-avions français.