France : à Strasbourg, les hélicoptères n’atterrissent plus la nuit à l’hôpital à cause des drones qui livrent la prison voisine

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« On ne pouvait pas prendre le risque d'un accident aérien, qu'un hélicoptère avec un patient, un médecin et un infirmier à bord percute un drone », qui plus est en zone urbaine, a déclaré aux Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) Laurent Viala, chef du groupement hélicoptères de la Sécurité civile.Le quotidien régional a rapporté le 13 août que le Samu et la Sécurité civile avaient suspendu les atterrissages nocturnes de leurs hélicoptères à l'hélistation de l'hôpital strasbourgeois de Hautepierre. Une mesure qui « s'applique pendant toute la "nuit aéronautique", soit de trente minutes après le coucher du soleil à trente minutes avant son lever. Entre 21h20 et 5h50 en ce moment à Strasbourg », est-il précisé.Une décision qui implique « un transfert supplémentaire par la route depuis le Nouvel Hôpital civil (NHC) », souligne la DNA, qui évoque ainsi un « allongement du délai de prise en charge » pour les « patients polytraumatisés ou victimes d'un AVC ». D'autant plus, a précisé le média, qu'en « temps normal » l'hôpital de Hautepierre concentre 80 % des rotations de ces aéronefs des services d'urgence.« Rien n'a encore été mis en place »Les faire atterrir sur une zone de pose plus proche de l'hôpital est envisagé, mais cette solution « nécessite des autorisations », a précisé Ici Alsace, à qui Éva Donas, déléguée syndicale de Force ouvrière, s'est confiée. « Plusieurs réunions ont eu lieu pour trouver des solutions, mais rien n'a encore été mis en place », a-t-elle ajouté.Derrière ce problème : les allées et venues des drones qui volent aux alentours de la maison d'arrêt de l'Elsau, « notamment pour livrer stupéfiants et téléphones aux détenus », précise la DNA. Des appareils clandestins qui « ne disposent ni de système communicant permettant de les identifier ni d'éclairage, ce qui les rend particulièrement difficiles à détecter la nuit », a expliqué Laurent Viala.Des vols qui durent depuis « un mois ou un mois et demi », a déclaré Éva Donas auprès d'Ici Alsace, qui a également cité la préfecture, laquelle parle de « survols nocturnes de drones répétés » et assure que « les services compétents sont en train d'évaluer la situation », car – précise le média régional – « l'origine de ces oiseaux métalliques n'a pas été établie avec certitude ».