Le cinéma eurasiatique s'invite à Pékin. Du 28 au 30 août 2026, la capitale chinoise accueillera une série de projections réunissant six films récompensés lors du prix cinématographique eurasiatique « Le Papillon de diamant » . Portée par le Fonds russe de la culture avec le soutien du ministère russe de la Culture, cette programmation internationale entend faire découvrir au public chinois des œuvres issues d'horizons très différents.À l'origine du projet se trouve Nikita Mikhalkov, initiateur de l'Académie eurasiatique des arts cinématographiques et du prix qui lui est associé. Pour cette première escale chinoise, les organisateurs ont choisi de réunir plusieurs des films distingués par le jury, dessinant ainsi un panorama qui traverse les frontières et les traditions cinématographiques.La Chine y occupera d’ailleurs une place de choix. « À contre-courant », réalisé par Xu Zheng et sacré meilleur film, retrouvera le public de son pays après avoir décroché la principale récompense du « Papillon de diamant ». Son prix était accompagné d'un diamant de Yakoutie (la plus grande région de Russie, qui se situe en Sibérie) de dix carats, d'une valeur équivalente à un million de dollars. Les autres lauréats ont, quant à eux, reçu avec leur statuette un diamant de cinq carats, valant l'équivalent de 250 000 dollars.C'est cependant une production russe qui donnera le coup d'envoi des projections.« Deux dans une vie, sans compter le chien », film du réalisateur russe Andreï Zaïtsev, ouvre le programme le 28 août. Ses deux interprètes, Svetlana Krioutchkova et Alexandre Adabachian, avaient respectivement remporté les prix de la meilleure actrice et du meilleur acteur.La sélection poursuivra son voyage avec « Le roi de la forêt », du réalisateur serbe Goran Radovanovic, récompensé pour sa mise en scène. Le public pékinois pourra également découvrir « Le château noir » de Kirill Kouzine, dont la musique a valorisé au compositeur Iouri Poteenko le « Papillon de diamant » dans sa catégorie.L'Amérique latine sera elle aussi représentée avec « Alí Primera », du réalisateur vénézuélien Daniel Yegres Richard. Le film a remporté le prix réservé à la meilleure œuvre issue d'un pays extérieur à l'espace eurasiatique. Enfin, « Le vieux blues vertueux », de la réalisatrice Muneera Sallies, complètera cette traversée cinématographique : sa scénariste, Carol Shore, a été distinguée pour son travail d'écriture.Pendant trois jours, ces six films passeront ainsi du palmarès à l'écran, offrant au « Papillon de diamant » une nouvelle étape loin de la cérémonie qui les avait consacrées. Les séances se tiendront dans le cinéma d'art et d'essai du Centre chinois de recherche sur l'art cinématographique, où l'ouverture officielle de la programmation aura lieu le 28 août.