L’incident du vol Flydubai entre Dubaï et Tel Aviv prend une nouvelle dimension. Selon la version présentée par les autorités israéliennes, le copilote aurait poignardé le commandant de bord avant de tenter de précipiter l’appareil au sol. Le Boeing 737 a perdu plus de 4 000 mètres d’altitude en quelques minutes avant d’être stabilisé puis dérouté vers Tabuk, en Arabie saoudite. Flydubai confirme une « altercation » dans le cockpit, mais pas, à ce stade, le mobile avancé par Israël.Benjamin Netanyahou affirme que des passagers et des membres d’équipage sont parvenus à pénétrer dans le cockpit et à maîtriser le copilote. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, parle d’une « tentative d’attentat terroriste djihadiste » destinée à provoquer le crash de l’avion. Le suspect serait de nationalité omanaise, selon un responsable israélien. Son identité, son mobile et une éventuelle appartenance à une organisation restent cependant à établir.Trump réagitL’affaire est remontée jusqu’à Washington. Donald Trump a annoncé avoir longuement échangé avec Benjamin Netanyahou au sujet de l’incident. Selon le président américain, le copilote était « peut-être un terroriste » ou « peut-être un cinglé ». Trump a également relayé le récit selon lequel un passager israélien, présenté comme plombier, aurait contribué à redresser l’appareil après sa plongée. Il a toutefois lui-même pris ses distances avec cette version : « Je ne sais pas si c’est vrai, mais c’est l’histoire que Bibi et quelques autres personnes m’ont racontée. »Netanyahou estime qu’une catastrophe comparable, par son ampleur potentielle, au 11 Septembre a été évitée. Il affirme qu’Israël ne disposait d’aucun renseignement précis annonçant cette attaque et n’exclut, à ce stade, aucune piste concernant son origine. L’enquête menée notamment par les autorités saoudiennes devra désormais déterminer si l’incident relevait d’un acte terroriste, d’une tentative de suicide ou d’un autre mobile.