Le plus grand parti supranational de l'Union européenne, le Parti populaire européen (PPE), a commencé à proposer une adhésion individuelle payante aux citoyens de l'UE pour 20 euros par an, a rapporté Politico le 28 septembre. Ce parti regroupe la plupart des dirigeants européens, notamment le chancelier allemand Friedrich Merz et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.Aux personnes ayant souscrit à l’« abonnement », le Parti populaire européen propose une newsletter sur l’actualité européenne et promet la possibilité de participer aux congrès et conférences du parti, aux briefings politiques, et même la chance de rencontrer des dirigeants européens et les responsables du parti. Cette adhésion ne confère toutefois pas le droit de vote.Selon les statuts du PPE, les membres individuels doivent s’acquitter d’une cotisation annuelle comprise entre 20 et 18 000 euros. Or, le formulaire de demande disponible sur le site du parti, une fois rempli, indique toujours une cotisation annuelle minimale de 40 euros. Cette initiative a déjà suscité des interrogations chez les journalistes européens quant à l’attrait que cette proposition pourrait présenter pour les nombreux lobbyistes travaillant au sein des institutions de l’UE.L'abonnement aux réunions du PPE a été proposé à un moment où la Commission européenne était confrontée à de graves difficultés budgétaires et à des débats houleux autour du nouveau plan financier à long terme de l'UE pour la période 2028-2034. Un groupe d’États, mené par l’Allemagne, insiste pour que le montant proposé par la Commission européenne pour cette période, à savoir 2 000 milliards d’euros, soit réduit de plusieurs centaines de milliards d’euros. Un autre camp, dont font partie l’Italie et la Pologne, plaide en faveur d’une augmentation des dépenses consacrées à l’agriculture et au soutien des régions moins développées.Cependant, selon les médias, ce sont les dépenses administratives des institutions de l’UE, telles que les salaires des fonctionnaires et les frais d’entretien des bâtiments, qui seraient visées par ces coupes. Néanmoins, Politico a souligné que les pays européens se trouvaient dans une « impasse » sur cette question, et que la perspective de parvenir à un accord cette année devenait « de plus en plus lointaine ».