La France est redevenue, au début de l'année 2026, le pays de l'Union européenne où les dépenses publiques représentent la plus grande part de la richesse nationale. Elles atteignent désormais 57,3 % du PIB, ce qui replace l'Hexagone devant la Finlande, alors que la moyenne européenne reste nettement plus basse, à 49,8 %.Depuis plusieurs mois, différentes institutions ainsi que plusieurs partenaires européens mettent en garde contre l'état des finances françaises. Leurs inquiétudes portent notamment sur la difficulté à réduire le déficit public, objectif dont la réalisation apparaît de plus en plus incertaine.Après l'envolée des dépenses provoquée par la crise sanitaire, leur poids avait commencé à diminuer, sans toutefois revenir au niveau observé avant la pandémie. Depuis, la baisse s'est interrompue et les dépenses sont reparties à la hausse. En 2025, elles ont encore progressé plus rapidement que le PIB, notamment sous l'effet de l'augmentation des prestations sociales, qui représentent à elles seules une part importante des dépenses publiques.Les recettes publiques demeurent elles aussi parmi les plus élevées d'Europe et correspondent à 52,1 % du PIB. Malgré ce fait, leur progression ne suffit pas à suivre le rythme des dépenses, ce qui contribue ainsi à maintenir un déficit important. Au début de l'année 2026, celui-ci atteignait 5,1 % du PIB, un niveau largement supérieur à la moyenne de l'Union européenne.Pour financer cet écart entre recettes et dépenses, l'État continue de recourir à l'endettement : la dette publique française représente désormais 117,6 % du PIB, ce qui place le pays parmi les plus endettés de l'Union européenne, derrière la Grèce et l'Italie.