L’Arabie saoudite a accusé, le 27 juillet, des groupes armés pro-Iran basés en Irak d’avoir lancé plusieurs drones contre des installations pétrolières du royaume, marquant une nouvelle montée des tensions régionales malgré l’accalmie observée depuis le week-end entre Washington et Téhéran. Selon le ministère saoudien de la Défense, les appareils ont été interceptés et détruits avant d’atteindre leurs cibles. Riyad qualifie ces attaques d’« actes terroristes » et affirme qu’elles ont été menées depuis le territoire irakien par des milices soutenues par l’Iran.Dans un communiqué officiel, les autorités saoudiennes ont appelé le gouvernement de Bagdad à empêcher que son territoire ne serve de base à des opérations visant le royaume. Riyad estime que l’Irak doit prendre « toutes les mesures nécessaires » pour empêcher de nouvelles attaques, alors qu’aucun groupe armé irakien n’a revendiqué ces frappes. Lors de la précédente phase des affrontements entre les États-Unis et l’Iran, plusieurs monarchies du Golfe avaient déjà attribué à ces milices des attaques de drones et de missiles contre leurs infrastructures.L'Arabie prise en étau Cet épisode intervient dans un contexte de forte dégradation de la sécurité régionale. Au Yémen, les Houthis, alliés de Téhéran, ont annoncé, le 27 juillet, de nouvelles frappes de drones contre des infrastructures pétrolières saoudiennes. Leur porte-parole militaire, Yahya Saree, affirme avoir visé plusieurs sites stratégiques liés à l’acheminement du pétrole brut vers Yanbu, principal terminal d’exportation saoudien sur la mer Rouge, relié aux champs pétrolifères de l’est du pays par l’oléoduc Est-Ouest.Depuis la reprise des hostilités le 13 juillet entre Riyad et les Houthis, après quatre années de trêve, les attaques se multiplient contre les infrastructures énergétiques du royaume. Les Houthis ont également annoncé un blocus visant les navires saoudiens en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, renforçant les inquiétudes quant à la sécurité des exportations pétrolières. Pour Riyad, la combinaison des menaces venues du Yémen et d’Irak illustre l’élargissement du front régional et la pression croissante exercée sur ses installations stratégiques.