L'Algérie est aujourd'hui un « partenaire fiable et stable » dont la relation avec l'Union européenne doit entrer dans une nouvelle phase. C'est le principal message délivré par le président Abdelmadjid Tebboune lors d'un entretien accordé, le 27 juillet, à la presse nationale, au cours duquel il a défendu son bilan économique, les réformes engagées et la montée en puissance de l'industrie nationale.Sur les feux de forêt, le chef de l’État a assuré que les autorités étaient mobilisées « 24 heures sur 24 » aux côtés de la Protection civile, de l’armée, des gardes forestiers et des volontaires. Il a annoncé qu’un retour d’expérience serait mené afin d’améliorer l’organisation de la lutte contre les catastrophes naturelles et de renforcer les moyens disponibles.Évoquant l’incendie meurtrier d’un établissement de l’enfance assistée à Mohammedia, qui a coûté la vie à plusieurs enfants, Abdelmadjid Tebboune a annoncé une enquête pour déterminer les responsabilités et indiqué avoir ordonné une prise en charge médicale et psychologique des survivants.Sur le plan diplomatique, le président a estimé que l’Algérie était désormais reconnue comme un partenaire « fiable et stable » par les pays européens. Il a particulièrement mis en avant le rapprochement stratégique avec l’Allemagne, évoquant des accords portant sur l’hydrogène vert, le photovoltaïque, le transfert de technologies, l’industrie automobile et la fabrication de médicaments.Abdelmadjid Tebboune a également insisté sur la nécessité de réviser l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne, qu’il juge inadapté à la nouvelle réalité économique du pays. Selon lui, l’économie algérienne dispose désormais d’une production nationale capable d’exporter davantage vers les marchés européens.Le chef de l’État a défendu les grands projets d’infrastructures, notamment l’extension du réseau ferroviaire vers le sud, qu’il considère comme un levier de désenclavement et de développement économique, ainsi que les investissements dans la numérisation de l’administration et la simplification des procédures pour les investisseurs.Abdelmadjid Tebboune a par ailleurs salué la sortie de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), qu’il considère comme un signal positif pour le climat des affaires et l’attractivité du pays.Sur le plan économique, il a affirmé que l’Algérie se rapprochait de l’autosuffisance en blé dur et a mis en avant la hausse de la production agricole, la réduction des importations et l’augmentation des exportations hors hydrocarbures. Il a également annoncé que le pays visait une montée en puissance de ses exportations de produits transformés à l’horizon 2029-2030.Concernant le pouvoir d’achat, le président a reconnu que les résultats restaient en deçà des attentes, tout en assurant que l’État poursuivrait sa politique de soutien aux produits de première nécessité et de lutte contre la spéculation. Il a annoncé une nouvelle revalorisation des salaires et des retraites à partir de 2027, en veillant à limiter les risques inflationnistes.