Les États-Unis renforcent leur dispositif militaire au Moyen-Orient sur fond d’escalade contre l’Iran

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Les États-Unis accélèrent le déploiement de moyens militaires au Moyen-Orient, alors que Donald Trump envisage de nouvelles attaques contre l’Iran. Selon plusieurs responsables américains, des forces spéciales, des avions de combat, des ravitailleurs, des bombardiers et plus de 150 agents médicaux ont été envoyés ou placés en alerte afin d’augmenter la capacité d’action de Washington dans la région.Ces mouvements interviennent après la mort de plusieurs militaires américains dans des attaques attribuées à des groupes soutenus par l’Iran. Le Commandement central américain (Centcom) a annoncé la poursuite de ses frappes contre des cibles iraniennes pour le 12ᵉ jour consécutif.Selon l’ancien commandant du Centcom, le général Joseph Votel, ce renforcement ne signifie pas nécessairement qu’une opération militaire majeure est imminente. Il vise avant tout à offrir au président américain et au Pentagone davantage de « flexibilité » et d’options en cas d’évolution du conflit.Menace contre les HouthisWashington cherche également à se préparer à une éventuelle confrontation avec les Houthis du Yémen, alliés de l’Iran, qui ont menacé de bloquer les ports saoudiens. Un pétrolier naviguant au large du sud de l’Arabie saoudite a notamment été touché par un projectile, provoquant un incendie. Les Houthis ont également annoncé des frappes contre deux pétroliers saoudiens à l’aide de missiles et de drones.Cette escalade fait peser de nouvelles inquiétudes sur les marchés énergétiques mondiaux. Le détroit d’Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb, deux passages essentiels pour le transport des hydrocarbures, sont désormais au cœur des tensions. Toute perturbation prolongée pourrait affecter les exportations de pétrole et provoquer une hausse des prix.Aux États-Unis, le coût du conflit alimente également les débats politiques. Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a estimé les dépenses militaires s'élevaient à plus de 37 milliards de dollars. La Chambre des représentants a par ailleurs avancé un cadre budgétaire prévoyant plusieurs dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour la défense et le renseignement, malgré les critiques d’élus demandant davantage de transparence.