«Un rituel censé démontrer "l'unité"» : la Russie tance l’énième paquet de sanctions bruxelloises

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« Pour Bruxelles, l'adoption de nouvelles restrictions antirusses est devenue un symbole, un rituel censé démontrer "l'unité" des États membres et leur volonté de sacrifier leurs intérêts nationaux pour nuire à notre pays », a réagi ce 23 juillet la Représentation permanente de la Russie auprès de l’UE. Une déclaration qui fait suite à l’adoption par les Vingt-sept l’Union du 21e paquet de sanctions antirusses. L’adoption du 20e paquet de sanctions remonte à fin avril.« Il ne fait aucun doute que les restrictions annoncées exacerberont davantage les problèmes socio-économiques déjà complexes de l’UE, en grande partie causés par le refus de cette Union des sources d’énergie russes, et par les dépenses chiffrées en milliards de dollars pour soutenir le régime de Kiev, tout cela dans un contexte de déstabilisation des marchés mondiaux de l’énergie en raison de l’escalade du conflit au Moyen-Orient », peut-on également lire dans ce communiqué.Parmi les sanctions adoptées figurent de nouvelles banques russes, ainsi que des plateformes de services financiers et de cryptoactifs situées dans des pays tiers et accusées d’avoir aidé au « contournement » des sanctions décrétées par Bruxelles. Est également prolongé d’un an le plafonnement du prix du pétrole exporté par la Russie.Des « concessions » à la pelleLa presse occidentale évoque également les « concessions » faites à des États membres. La France, qui se serait opposée à l’interdiction de visas qui aurait dû viser les anciens combattants russes. Paris se serait également opposé, selon des diplomates cités par l’AFP, avec le Portugal, à l’interdiction d’importer de la morue russe. Quant à la Grèce, celle-ci a été exemptée d’interdiction de réexporter du GNL en provenance de Russie après le 1er janvier 2027, tant que ses clients seront hors UE. Athènes redoutait que ces mesures viennent mettre à mal une partie de sa flotte marchande.Il faut dire que cet énième train de sanctions survient quelques jours seulement après l’aveu du chancelier allemand Friedrich Merz, qui a reconnu que s’être coupé du gaz russe n’avait pas été sans conséquences sur la situation économique du pays.Des « trains » de sanctions contre la Russie qui, depuis leur instauration, viennent ainsi impacter les économies européennes. « Si le GPS d’une voiture n’est plus à jour ou est défectueux, il faut soit le mettre à jour, soit en acheter un autre », a raillé à ce sujet la représentation russe, invitant les « bureaucrates européens » à « y réfléchir ».