Lindsey Graham, l’ultime plaidoyer pour une guerre contre l’Iran

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À la veille des funérailles du sénateur républicain Lindsey Graham à Washington, des extraits d’un documentaire inédit ont révélé son enthousiasme face au déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran et ses tentatives pour pousser l’administration Trump à adopter une ligne encore plus offensive au Moyen-Orient.Ces images, tournées par le réalisateur britannique Alex Holder dans le cadre d’un documentaire consacré aux relations de Graham avec Donald Trump et Benjamin Netanyahou, montrent un sénateur particulièrement satisfait après le début des hostilités. « J’ai failli pleurer. Depuis combien de temps insistons-nous sur ce point ? », a-t-il déclaré à ses collaborateurs en regardant une intervention publique de Donald Trump quelques jours après le lancement de l’opération militaire contre Téhéran.Saluant l’attitude du président américain, Graham a comparé le duo Trump-Netanyahou à Franklin Roosevelt et Winston Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale, estimant que les deux dirigeants étaient « les hommes qu’il fallait pour affronter ce mal ». Une déclaration qui illustre le rôle central que le sénateur a toujours voulu jouer dans la promotion d’une politique étrangère américaine plus interventionniste.Des positions belliqueusesDans un autre extrait, Lindsey Graham apparaît au téléphone avec Benjamin Netanyahou, auquel il propose directement une implication militaire américaine au Liban contre le Hezbollah. « Je vais essayer de convaincre le président de se joindre à vous au Liban », lui a-t-il lancé, évoquant même l’idée que Donald Trump puisse « voler avec » le Premier ministre israélien. Netanyahou a toutefois répondu avec prudence, estimant qu’une telle option n’était pas nécessairement dans l’intérêt d’Israël alors que la priorité restait l’Iran.Les images révèlent également les ambitions de Graham concernant une escalade contre Téhéran. Lors d’un échange avec Jake Sullivan, ancien conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, le sénateur a évoqué la possibilité de placer l’Iran dans une situation de perte de contrôle de certaines villes afin de créer une dynamique « quasi irréversible ».Ces révélations interviennent alors que Graham devait être honoré après sa mort soudaine à 71 ans, victime d’une dissection aortique. Élu au Sénat en 2002, il était devenu l’une des figures les plus influentes du courant interventionniste américain et l’un des soutiens les plus constants d’Israël au Congrès.Proche de Benjamin Netanyahou et régulièrement accueilli par les responsables israéliens, Graham a défendu une augmentation de l’aide militaire américaine à Tel Aviv et soutenu les opérations israéliennes à Gaza. Ses prises de position ont cependant suscité de nombreuses critiques de la part d’organisations de défense des droits humains et de groupes pro-palestiniens.