Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé, le 26 octobre, avoir empêché un projet d’attaque de drones contre un élément clé du système de défense antimissile de Moscou et une infrastructure électrique. Deux hommes originaires du Caucase du Sud, nés en 1991 et 1998, ont été arrêtés. Selon le FSB, les suspects agissaient sur instruction du Service de sécurité d’Ukraine (SBU).D’après les autorités russes, l’un des deux hommes aurait été recruté par un agent du SBU, qui lui aurait promis une rémunération pour mener l’opération. Il se serait ensuite rendu en Russie et aurait sollicité une connaissance pour participer à sa préparation.Les suspects auraient récupéré des drones FPV et des composants d’engins explosifs artisanaux dans des caches situées dans les régions de Smolensk et de Kalouga. Leur mission consistait à préparer les appareils, à les acheminer vers un point de lancement dans la région de Moscou, puis à les activer avant leur décollage. Le pilotage devait être assuré à distance depuis le territoire ukrainien. Un tel appareil permet à son opérateur de le diriger grâce aux images transmises en direct par une caméra embarquée.Les services russes affirment avoir empêché l’attaque avant son exécutionLe FSB affirme avoir découvert les préparatifs en amont et placé les suspects sous surveillance. Il indique aussi avoir identifié le représentant ukrainien présumé chargé de superviser l’opération.Selon les informations communiquées par les autorités russes, les drones auraient déjà été configurés et acheminés vers leur point de lancement. Les deux hommes ont été interpellés avant le décollage des appareils, ce qui aurait empêché l’attaque contre les installations visées.Un agent du FSB a souligné que l’opération visait à éviter des victimes parmi la population civile et à prévenir des dommages aux infrastructures. Les services russes ont précisé avoir poursuivi, après les arrestations, un « jeu opérationnel » avec les contacts ukrainiens des suspects dans le cadre du contre-espionnage.Des poursuites judiciaires et un avertissement des services russesSelon le FSB, une procédure pénale a été ouverte contre les deux hommes pour participation à une communauté terroriste, au titre de la deuxième partie de l’article 205.4 du Code pénal russe. Un tribunal a ordonné leur placement en détention provisoire.Les suspects encourent jusqu’à 15 ans de prison. L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances de l’affaire, de déterminer les responsabilités et d’identifier d’éventuels complices.Dans son communiqué du 26 octobre, le FSB a réaffirmé que les services ukrainiens cherchaient à recruter des civils pour mener des opérations de sabotage sur le territoire russe. Il a aussi averti que les personnes apportant leur soutien à ces activités seraient identifiées et poursuivies conformément à la législation russe.