Le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), déployée au Sahara occidental depuis 1991, arrive à son terme sans renouvellement. Dans la nuit du 30 au 31 octobre, le Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas parvenu à adopter les deux projets de résolution présentés successivement, compromettant la poursuite de la mission onusienne dans le territoire.Les États-Unis, qui soutiennent le Maroc, avaient soumis un premier projet après plusieurs semaines de négociations avec le Front Polisario. Le texte présentait le plan d’autonomie proposé par Rabat comme une solution privilégiée au différend, tout en réaffirmant le principe de l’autodétermination du peuple sahraoui.La Russie a opposé son veto à cette proposition le 30 octobre. Moscou a ensuite présenté un projet alternatif prévoyant une prolongation technique d’un an du mandat de la MINURSO, sans modification de ses conditions.Cette seconde résolution n’a toutefois pas recueilli suffisamment de voix au sein du Conseil de sécurité. Selon les informations rapportées, 11 membres se sont opposés au texte russe, empêchant son adoption. Les deux initiatives ayant échoué, le mandat de la mission n’a pas été renouvelé avant son échéance.Rabat salue une avancée vers la clôture du dossierÀ la suite de ces votes, le cabinet royal marocain a salué un « pas significatif vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain aux Nations unies ».L’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, a pour sa part indiqué que Washington était prêt à travailler avec le secrétaire général des Nations unies à la mise en place d’un « retrait ordonné », garantissant la protection du personnel onusien.L’ambassadeur russe a déclaré que de nouvelles discussions politiques pourraient reprendre dès le 2 novembre. Plusieurs diplomates présents au Conseil de sécurité ont néanmoins exprimé des incertitudes quant aux suites de la procédure et à l’avenir de la MINURSO.La mission, créée en 1991 dans le cadre du processus de règlement du conflit au Sahara occidental, avait notamment pour objectif de préparer un référendum d’autodétermination dont les modalités n’ont jamais été convenues entre les parties.