Le spectre d’une nouvelle guerre régionale plane sur le Moyen-Orient. À l’approche des élections législatives israéliennes du 27 octobre et du scrutin de mi-mandat américain du 3 novembre, les signaux d’une reprise des hostilités contre l’Iran se multiplient. Washington et Tel Aviv auraient élaboré des plans pour une campagne de frappes, tandis que Téhéran promet une riposte d’une ampleur inédite.Selon un article du New York Times publié le 21 octobre, les États-Unis et Israël préparent une série de frappes contre l’Iran, susceptible de viser ses installations nucléaires, ses arsenaux de missiles et ses infrastructures énergétiques. ABC News et CNN ont eux aussi rapporté des préparatifs militaires avancés. Les États-Unis renforcent parallèlement leur dispositif militaire régional, notamment en déployant des moyens navals et aériens supplémentaires. Le président américain Donald Trump a toutefois affirmé le 8 octobre qu’aucune attaque américaine ne serait lancée avant les élections de mi-mandat.Qui prépare la paix prépare la guerreEn Israël, la perspective de nouvelles frappes s’invite dans la campagne électorale. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui cherche à conserver le pouvoir, fait de la menace iranienne un enjeu sécuritaire majeur. Des responsables de l’opposition l’accusent néanmoins de vouloir instrumentaliser les tensions militaires à des fins électorales, ce que son entourage dément.L’Iran affirme, de son côté, avoir renforcé ses capacités de défense et prévient qu’une offensive provoquerait des représailles contre les intérêts américains dans la région. Les monarchies du Golfe redoutent particulièrement des attaques contre leurs installations pétrolières et gazières. Le détroit d’Ormuz, déjà perturbé par les affrontements, demeure un point de tension stratégique.Face au risque d’embrasement, plusieurs médiateurs régionaux, notamment le Qatar et le Pakistan, tentent de maintenir un canal diplomatique entre Washington et Téhéran. Mais les divergences sur le nucléaire iranien, les sanctions et la liberté de navigation dans le Golfe continuent de bloquer les négociations.