Le Financial Times a refusé, le 29 octobre, de rectifier un article consacré à une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine, le président finlandais Alexander Stubb et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store, malgré les objections des gouvernements finlandais et norvégien.Le journal britannique affirmait que le chef de l’État russe aurait passé un temps considérable à « faire la leçon » aux deux dirigeants sur « l’histoire slave médiévale » et son lien avec le conflit en Ukraine. S’appuyant sur trois sources anonymes présentées comme étant « au courant de la conversation », le Financial Times a dépeint le président russe comme « obsédé » par l’histoire.Le gouvernement norvégien a indiqué au quotidien Verdens Gang que cette description était inexacte et que la Finlande avait contacté le Financial Times, au nom des deux pays, pour contester sa version des faits. Les médias finlandais ont également relayé ce démenti. De son côté, le Helsingin Sanomat, s’appuyant sur ses propres sources, a réfuté la description de l’entretien donnée par le journal britannique. Le Financial Times a toutefois refusé de rectifier son article, affirmant au Verdens Gang qu’il maintenait les informations publiées.Plus tard dans la journée, le conseiller du président russe, Iouri Ouchakov, a également démenti les informations du quotidien britannique. « Il a bien fait. C’est une information tout simplement inventée, ou plutôt, ce n’est pas une information, mais de la désinformation. On n’a jamais parlé de ces choses-là. Et le Premier ministre norvégien a parfaitement raison sur ce point », a-t-il commenté.La conversation téléphonique entre le président russe et les dirigeants finlandais et norvégien a eu lieu le 27 octobre, à l’initiative de ces derniers. À l’issue de cet échange, la partie russe a indiqué que les discussions avaient porté sur le règlement de la crise ukrainienne, notamment à la lumière des entretiens de Vladimir Poutine avec Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain, à Saint-Pétersbourg le 21 octobre, ainsi que des contacts organisés à Oslo entre Alexander Stubb, Jonas Gahr Store, l’envoyé américain et Volodymyr Zelensky.Les interlocuteurs ont également abordé les questions de sécurité et de stabilité dans la région de la mer Baltique et en Europe du Nord. Le président finlandais et le Premier ministre norvégien ont réaffirmé l’importance du respect du droit maritime international et du principe de liberté de navigation. Le président russe a également informé ses interlocuteurs du lancement, sous l’égide des États-Unis, d’une opération humanitaire dans la région d’Alechka, sous contrôle russe, ainsi que de l’instauration d’un « régime de silence » temporaire dans le secteur de Kherson.