Les élections législatives israéliennes du 27 octobre n'ont pas permis de départager clairement Benjamin Netanyahou et son principal rival, Gadi Eisenkot. Selon les premières projections diffusées par les chaînes israéliennes, les deux blocs politiques arrivent quasiment à égalité, ouvrant la voie à de difficiles négociations pour former un gouvernement.D'après les estimations de la chaîne Channel 13, le camp du Premier ministre sortant et celui de l'opposition obtiendraient chacun 51 sièges sur les 120 que compte la Knesset. Channel 12 accorde un léger avantage au bloc Netanyahou, avec 52 sièges contre 49 pour ses adversaires. Dans les deux cas, aucun camp n'atteint la majorité absolue de 61 députés nécessaire pour gouverner. Vers une période d'instabilité Le Likoud de Benjamin Netanyahou conserverait néanmoins son statut de première formation politique du pays, avec environ 27 sièges, devant Yashar, le parti de l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot, crédité d'une vingtaine de députés.La principale inconnue concerne désormais la constitution d'une coalition. Netanyahou peut compter sur ses alliés ultraorthodoxes et les formations d'extrême droite d'Itamar Ben-Gvir et de Bezalel Smotrich. En face, Eisenkot doit parvenir à fédérer des partis aux orientations parfois opposées, notamment ceux de Naftali Bennett, d'Avigdor Liberman et de la gauche israélienne.Les formations arabes pourraient également jouer un rôle déterminant. Créditées de 17 à 19 sièges selon les projections, elles pourraient permettre à l'opposition de peser davantage, même si leur participation ou leur soutien à un gouvernement dirigé par Eisenkot reste politiquement délicat. Le scrutin a par ailleurs été marqué par une participation de 77,7 %, un niveau inédit depuis 1999. Une mobilisation qui témoigne de l'importance de ces élections, les premières depuis les attaques du 7 octobre 2023 et trois années de guerre.Les résultats définitifs devront encore être confirmés. Le président Isaac Herzog sera ensuite chargé de désigner le candidat le mieux placé pour former une coalition. Faute d'accord, Israël pourrait connaître une nouvelle période de paralysie politique, voire retourner aux urnes.