Swatting en France : dépeint comme voulant «se faire exploser» et armé par un Russe, un jeune homme interpellé en région parisienne

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Après les politiques, les swatteurs semblent à leur tour avoir recours à la carte russe pour berner leurs cibles. Selon Le Figaro, qui cite ce 1er novembre des sources proches du dossier, un jeune homme de 19 ans, domicilié dans le Val-d’Oise, a été placé en garde à vue la veille, à la suite d’un signalement effectué le jour même par un auteur « anonyme et dissimulé derrière un VPN ».Dans ce signalement adressé via la plateforme Pharos, le corbeau affirmait avoir rencontré « à la mosquée de Bobigny » un certain Amine H., qui lui aurait confié son intention « de se faire exploser » lors de la troisième journée de mobilisation nationale contre la vie chère. « Autre élément censé donner du crédit à sa dénonciation », ajoute Le Figaro, « Amine H. détiendrait à son domicile des armes que lui aurait fournies un homme, de nationalité russe, domicilié à Nantes ».Fort de ces éléments, les enquêteurs ont « rapidement » identifié ledit Amine H., « connu des services de police pour un fait de dégradations de biens ». Des enquêteurs qui, selon le récit du quotidien, auraient vu leurs inquiétudes rapidement « tempérées » par des éléments du dossier du jeune homme. En effet, ce dernier « ne se serait jamais rendu à Bobigny au cours des derniers mois », peut-on lire, et il n’aurait « aucun contact » avec ce fameux résidant nantais aux racines russes. Tous deux seraient même « inconnus des services de renseignements », ont précisé les sources du Figaro.Mieux encore, Amine H. a déjà été victime de swatting « à plusieurs reprises ». La « dernière » de ces tentatives visant à provoquer l’intervention des forces de l’ordre au domicile de ses parents, où il réside, « remonte à septembre dernier ». Qu’à cela ne tienne : « en accord avec le parquet de Pontoise, affirme l’une de nos sources, Amine H. est tout de même interpellé avec le concours de la brigade anticriminalité (BAC) locale, puis placé en garde à vue », rapporte Le Figaro.Entendu « en présence de son avocat », le jeune homme a contesté les accusations. Il aurait communiqué les codes de déverrouillage de son téléphone et de son ordinateur « sans la moindre difficulté ». Il a également expliqué que, s’il était bien de confession musulmane, il ne fréquentait que rarement la mosquée, en l’occurrence celle de Sannois, et nullement celle de Bobigny, située dans le département voisin de Seine-Saint-Denis. Amine H. « a été remis en liberté au terme de cette journée mouvementée », précise le quotidien.