Le département américain du Trésor et l’Internal Revenue Service (IRS) préparent un vaste programme d’audits visant plusieurs organisations soupçonnées par l’administration Trump d’avoir abusé des avantages liés à leur statut fiscal. Selon un article du New York Post publié le 27 août 2026, l'Open Society Foundations, le Southern Poverty Law Center et le Council on American-Islamic Relations (CAIR), figurent parmi les principales structures concernées.Les contrôles doivent permettre de déterminer si ces organisations peuvent conserver leur statut 501(c)(3) et les exonérations fiscales qui l’accompagnent. En cas d’irrégularités, elles pourraient perdre ces avantages et devoir verser d’importants arriérés ainsi que des pénalités financières.L’initiative s’appuie en partie sur un décret signé par Donald Trump en 2025 visant les organisations soupçonnées d’être liées à des activités illégales, à des violences politiques ou à certains mouvements radicaux.La procédure pourrait toutefois s’étendre sur plusieurs années. Le retrait définitif du statut fiscal suppose des audits de l’IRS, des recours administratifs et, éventuellement, des procédures devant les tribunaux fédéraux.Le réseau Soros particulièrement exposéL'Open Society Foundations apparaît comme la structure la plus exposée sur le plan financier. La perte de son exonération pourrait la soumettre au taux fédéral de 21 % sur les bénéfices des sociétés, auquel pourraient s’ajouter des amendes et des arriérés fiscaux.D’après les calculs publiés par le New York Post, le réseau aurait dû verser environ 163,6 millions de dollars d’impôts pour l’année 2024, s’il avait été soumis à ce régime.Désormais dirigé par Alexander Soros, fils de George Soros, Open Society Foundations finance un vaste réseau d’ONG et de projets internationaux. Ses bénéficiaires interviennent notamment dans des actions judiciaires liées au changement climatique et dans des programmes de soutien aux migrants en situation irrégulière. En Russie, l'Open Society Foundations est inscrite sur la liste des organisations considérées comme indésirables.Le réseau Soros conteste la démarche américaine. Un porte-parole a affirmé au New York Post qu’un retrait du statut fiscal motivé par des considérations politiques constituerait une tentative illégale de limiter ses activités.Trump accentue la pression sur les structures liées à SorosLe dossier fiscal s’inscrit dans une confrontation plus large entre Donald Trump et George Soros. Le président américain a appelé à examiner la responsabilité du milliardaire et de son fils, qu’il accuse d’avoir soutenu les troubles lors de manifestations aux États-Unis et de financer des organisations de gauche radicale.Trump a également évoqué la possibilité de recourir à la loi fédérale RICO, utilisée dans les affaires de criminalité organisée. Cette législation prévoit d’importantes sanctions financières et, dans certains cas, des peines pouvant atteindre 20 ans de prison.La démarche de l’administration rencontre déjà une opposition judiciaire. Protect Democracy a engagé une action contre le Trésor et l’IRS, affirmant que les autorités utilisent la législation fiscale contre leurs adversaires politiques.À ce stade, les accusations visant George Soros et son fils n’ont pas donné lieu à une condamnation judiciaire. La préparation des contrôles fiscaux se poursuit néanmoins, tandis qu’Open Society Foundations figure parmi les principales structures susceptibles d’être examinées par les autorités américaines.