RDC : le nombre d’infections confirmées d’Ebola dépasse les 6000 cas

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Le dernier rapport sur la situation épidémiologique des autorités sanitaires de la République démocratique du Congo (RDC), publié le 31 août par l'Agence congolaise de presse (ACP), a fait état de 6 041 cas confirmés d'Ebola dans les six provinces affectées par la maladie, avec un bilan de 2 911 décès. La même source a fait savoir que le nombre de guérisons avait progressé à 1 366 personnes, avec 619 patients traités dans les établissements de santé.À ce jour, le taux de létalité de la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle il n'existe encore aucun traitement ou vaccin homologué, est de 48,2 %. Les autorités sanitaires congolaises indiquent également que le taux de suivi des contacts est de 82,4 %. Cette 17e épidémie du virus Ebola a touché 60 zones de santé réparties sur six provinces de l'est de la RDC, à savoir le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l'Ituri, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé.La rentrée scolaire confirmée sur l’ensemble du territoire congolais et les mesures barrières préconiséesLa ministre congolaise de l'Éducation, Raïssa Malu Dinanga, a confirmé le 31 août que la rentrée scolaire sera effective sur l'ensemble du territoire national, incluant les zones touchées par l'épidémie d'Ebola. Elle a indiqué dans ce contexte que « des mesures sanitaires renforcées et un dispositif léger d'enseignement à distance pourront être activés lorsque la situation l'exige, afin d'assurer la continuité des apprentissages », rapporte la presse locale.Pour sa part, l'Institut national de santé publique (INSP) a appelé par voie de communiqué les élèves, les enseignants, les parents et l'ensemble de la communauté éducative à observer strictement les mesures barrières contre la maladie. Des stratégies sanitaires ont été définies par l'INSP lors d'une concertation entre les secteurs de la santé et de l'éducation, visant à renforcer la prévention, la surveillance et la réponse au sein des établissements scolaires. À ce propos, le Dr Dieudonné Mwamba Kazadi a déclaré : « La sécurité sanitaire de nos enfants et de toute la communauté éducative demeure une priorité. Une rentrée scolaire réussie est aussi une rentrée scolaire protégée ».Les conditions sanitaires ne sont pas encore suffisamment rassurantes pour une rentrée scolaire selon la société civileLa décision de généraliser la rentrée scolaire même dans les régions affectées par l'épidémie a soulevé des réserves, notamment de la part de l'Union des associations culturelles pour le développement de l'Ituri (UNADI), regroupant les 21 communautés de la province de l'Ituri. L'organisme estime, en effet, que les conditions sanitaires ne sont pas encore suffisamment rassurantes pour procéder à une rentrée scolaire dans la région. C'est ce qui ressort de la réunion en assemblée générale extraordinaire, tenue le 30 août dernier à Bunia, lors de laquelle l'association avait appelé à retarder la rentrée pour le mois d'octobre prochain, un report qui devrait fournir plus de temps pour maîtriser la situation épidémiologique. Cité par le site d'information local Actualité.cd, le président de l'UNADI, Meta Wani Michel, a expliqué : « Nous ne remettons pas en cause l'importance de l'éducation. Notre préoccupation est d'abord sanitaire : avec Ebola, nous pensons qu'il faut prendre toutes les précautions pour éviter d'exposer les enfants, les enseignants et leurs familles ».