Lors du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) organisé le 1er septembre à Bichkek, Vladimir Poutine a souligné le rôle pris par l'OCS dans les équilibres internationaux. Le président russe l'a présentée comme « l'un des centres indépendants et influents du monde multipolaire en formation » et comme étant « de fait, la plus grande organisation régionale » au monde.Le poids de l'organisation repose notamment sur l'ampleur de l'espace qu'elle rassemble. Les États membres de l'OCS regroupent près de la moitié de la population mondiale et produisent plus d'un tiers du produit intérieur brut de la planète, a rappelé Vladimir Poutine.Fondée en 2001 par la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, l'organisation s'est progressivement élargie. Elle réunit aujourd'hui notamment la Chine, l'Inde, la Russie, l'Iran, le Pakistan et la Biélorussie. Son développement s'appuie aussi sur sa position au cœur de l'Eurasie, traversée par plusieurs grands axes de transport et de logistique. La coopération entre ses membres s'étend désormais aux domaines politique, économique et humanitaire.Des échanges supérieurs à 400 milliards de dollarsCette montée en puissance s'accompagne d'un approfondissement des liens économiques. En 2025, les échanges commerciaux entre la Russie et les pays de l'OCS ont dépassé 400 milliards de dollars. Vladimir Poutine a fait du renforcement de ces relations l'une des priorités de l'organisation, soulignant leur contribution au développement économique et au bien-être des populations.Cette coopération s'appuie également sur une utilisation croissante des monnaies nationales. « Dans les opérations de la Russie avec les membres de l'organisation, leur part dépasse 98 % », a déclaré le président russe. (function() { VK.Widgets.Post("vk_post_-216965535_235864", -216965535, 235864, "93GnbOPz0mSkKGjymp-OoRxylIY6"); }());À titre de comparaison, cette proportion dépassait 97 % en novembre 2025. Le Kremlin avait auparavant expliqué que le développement des règlements en monnaies nationales visait à garantir leur stabilité, notamment après les restrictions occidentales ayant limité l'utilisation du dollar. Cette évolution accompagne ainsi le développement de mécanismes financiers moins dépendants des devises occidentales dans les échanges entre la Russie et ses partenaires.Sécurité : Poutine appelle à prévenir les provocations de conflitsLa question de la sécurité internationale a également occupé une place importante dans l'intervention du président russe. Vladimir Poutine a rappelé que le sommet se tenait le 1er septembre, date marquant le début de la Seconde Guerre mondiale.« Nous devons tout faire pour exclure de la pratique mondiale toute provocation de conflits armés », a déclaré le chef de l'État russe, ajoutant que le travail mené au sein de l'OCS allait précisément dans cette direction. (function() { VK.Widgets.Post("vk_post_-216965535_235866", -216965535, 235866, "JxLLEEQsfeIi-xd2ViGCRpCQhy47"); }());Cette approche se retrouve dans la Déclaration de Bichkek adoptée à l'issue du sommet. Les États membres y réaffirment leur attachement à la Charte des Nations unies, rejettent le principe consistant à renforcer la sécurité d'un État au détriment d'un autre et défendent le règlement politique et diplomatique des crises.Au total, 22 documents ont été adoptés à Bichkek, dont la Déclaration marquant le 25e anniversaire de l'OCS. Le sommet a ainsi confirmé la volonté des États membres d'approfondir leur coopération économique, politique et sécuritaire, tout en renforçant la place de l'organisation dans les nouveaux équilibres d'un monde de plus en plus multipolaire.