Crise migratoire à Ceuta : Pedro Sánchez pointe du doigt... la Russie

Wait 5 sec.

La Russie est un nouveau bon dos en Europe. Alors que les autorités de Ceuta et le gouvernement espagnol restent empêtrés dans la crise migratoire provoquée par un afflux de migrants inédit depuis fin juillet dans cette enclave au Maroc, le Premier ministre espagnol a accusé les réseaux sociaux « liés » notamment « à la Russie » d'avoir relayé de « fausses informations ».« Nous savons qu'après les 30 et 31 juillet, ces fausses informations ont été propagées sur les réseaux sociaux liés tant à la Russie qu'à Israël, ainsi qu'à l'extrême droite internationale, qui utilise toujours la question migratoire non seulement pour attaquer l'Espagne, mais aussi pour s'en prendre à l'Europe et la diviser », a déclaré Pedro Sánchez lors d' une interview sur Cadena SER et diffusée ce 31 août.Un faux qui prendrait la forme d'une « décision de la Cour suprême du 8 juillet » qui « aurait prétendument stipulé que si on parvenait à rejoindre la ville autonome de Ceuta à la nage, il serait impossible d'être renvoyé à la frontière ». Une information « déformée » qui a été diffusée sur les réseaux « par des organisations criminelles impliquées dans la traite des êtres humains », a précisé le Premier ministre socialiste, avant d'évoquer une enquête toujours en cours.Déjà fragilisé par des scandales de corruption impliquant des membres de son entourage politique, Pedro Sánchez est sous le feu des critiques depuis l'afflux inédit de dizaines de milliers de migrants fin juillet dans l'enclave de Ceuta. Rapidement, des témoignages  relayés par les médias étaient venus contredire les affirmations du gouvernement espagnol selon lesquelles la situation était sous contrôle et avaient pointé du doigt des erreurs de Madrid qui aurait notamment ignoré des alertes des services de renseignement .Alors que les autorités locales parlent de 10 000 migrants encore présents dans l'enclave, Pedro Sánchez a concédé que quelque 5 000 d'entre eux étaient toujours à Ceuta, dont environ 1 200 mineurs non accompagnés.