L'axe routier Maradi-Madaoua, dans la région de Tahoua (ouest), à la sortie de Doukou Doukou, située à environ 55 km de la ville de Madaoua, a été le théâtre d’un drame routier le 7 août après la collision frontale entre deux bus, l’un appartenant à la société de transport STM et l’autre à la SONITRAV. Le bilan humain, encore provisoire, fait état d’au moins 22 décès sur le coup et de 37 blessés, rapporte l’Agence nigérienne de presse, citant un communiqué du ministère des Transports et de l’Aviation civile publié le 8 août.Parmi les décès, les autorités comptent 17 militaires en fin de formation au centre d'instruction d'Aroungouza (CIA), dans la région de Zinder. Ils se rendaient dans la capitale, Niamey, avant de trouver la mort. Les autorités nigériennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les circonstances de cet accident meurtrier.Les autorités convoquent les sociétés de transport et prévoient des sanctionsLes sociétés de transport propriétaires des bus impliqués dans l’accident seront convoquées le 10 août, « afin d’être mises devant leurs responsabilités ». Le ministère de tutelle en charge des Transports devrait examiner les circonstances qui ont mené au drame et prendre « des mesures fortes et durables visant à prévenir la récurrence de tels drames sur nos routes », a indiqué le ministre des Transports, le colonel-major Abdourahamane Amadou.Le ministère a précisé dans son communiqué que « les sanctions prévues par la réglementation en vigueur leur seront appliquées ». Selon l’Agence nigérienne de presse, la décision du ministère intervient sur fond de « nécessité de renforcer le respect des normes de sécurité dans le transport routier, notamment en ce qui concerne l’état technique des véhicules et les conditions de travail et de repos des conducteurs ».